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 Fleur du désert

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Fleur de Diamant
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MessageSujet: Fleur du désert   12/5/2010, 09:14

Fleur du désert est le titre d'un film qui est à l'affiche dans les salles de cinéma. Cela raconte la vie d'une femme africaine à qui l'on a pratiqué l'excision.

Je vous met ici le témoignage d'une réunionnaise originaire du Burkina faso, et qui raconte comment elle a été excisée :

Citation :
Le phénomène est inconnu à la Réunion. Pourtant,
elles sont 150 millions
de femmes dans le monde à avoir subi ce qu’il est désormais coutume
de qualifier de “mutilation sexuelle”. À l’occasion de la présentation
cette semaine dans les salles du film “Fleur du désert” de Sherry
Hormann, quelques victimes de cette pratique ont voulu prendre la parole
pour mettre les mots sur cette page de leur histoire.


Les yeux encore humides, l’émotion lisible
sur le visage, Nafisatou, ne cesse de répéter ces mots : “C’est
horrible”. Durant toute la projection du film “Fleur du désert” de la
réalisatrice Sherry Hormann, la jeune burkinabée de 30 ans n’a pas
quitté l’écran des yeux... Excepté ce moment où s’est produit
l’irréparable. “Je n’ai pas eu besoin de voir cette scène du film. Je
l’ai moi-même vécue”, lâche-t-elle impassible.
L’histoire de Nafi comme la surnomment ses amis commence au Burkina
Faso, petit pays d’Afrique de l’Ouest où elle a vu le jour un matin de
1980.
Aînée d’une famille de trois enfants (deux filles et un garçon), la
petite Nafi a été élevée au sein d’une culture hybride, à la fois
traditionnelle et très occidentale. “Mes parents ont été à l’école. À la
maison, nous parlions français. Parfois, il nous arrivait de parler
dans l’un des dialectes du pays, mais en général, c’est en français
qu’on s’exprimait”, se souvient-elle. De son enfance, elle ne retient
que des bons souvenirs à l’exception d’un événement. “Comment oublier ce
jour”, raconte la jeune femme aujourd’hui installée à Saint-Denis. Avec
une certaine retenue, elle replonge dans cette histoire qui a
bouleversé le cours de sa vie.
“Je devais avoir 7 ou 8 ans, je ne me souviens plus très bien. C’était
le mois d’août. Nous étions chez grand-mère. Mes cousines et moi étions
étonnées de voir que d’autres petites filles du quartier étaient aussi
accueillies à la maison... Ce n’est que le lendemain qu’on a su
pourquoi”. Ce jour-là, le soleil est encore endormi, lorsque les petites
filles sont réveillées par leurs mères. “J’ai entendu ma maman me
dire : c’est l’heure... L’heure pourquoi ?” lui ai-je demandé.
Au nombre de 12, elles seront conduites dans un appartement où résidait
une femme médecin. “On nous a séparés en deux groupes. Les plus jeunes
étaient devant et les autres derrière...C’était notre ordre de passage.
Le premier groupe était installé dans une salle que nous ne connaissions
pas et les autres sur la terrasse... On venait nous chercher sans que
nous ne sachions où on nous amenait. L’ordre de passage entre chaque
enfant n’excédait pas 10 minutes. Mais pour moi, il semblait que cela a
duré une éternité. Lorsque ce fut mon tour, je ne sais pas pourquoi,
mais j’ai eu un curieux pressentiment, j’ai failli m’évanouir mais une
des femmes présentes m’a pris par le bras et m’a conduit dans la
“pièce”, relate-t-elle.
Hébétée devant la scène qui se déroule sous ses yeux, la fillette
découvre avec horreur ce qui est train de se produire. “Mes cousines
sanglotaient fort dans un coin. Elles étaient revêtues des habits
traditionnels que portent les filles excisées. Je venais de comprendre,
mais il était trop tard...”, souffle-t-elle.
À peine venait-elle de réaliser le triste sort auquel on allait la
livrer, qu’elle est plaquée au sol par deux femmes. “ Elles me tenaient
les jambes écartées tandis que le médecin insistait pour qu’on me
maintienne au sol... Je criais de toutes mes forces à ma mère afin
qu’elle vienne à mon secours... Je l’ai l’aperçue de loin, impuissante,
les regardant m’arracher ma chair”.
L’histoire de Nafi est celle de millions de femmes dans le monde. Cette
pratique vieille d’au moins 300 ans a causé de nombreux dégâts en
Afrique.
Amputées de leurs membres, nombre de ces femmes rencontrent d’énormes
difficultés sur le plan sexuel, physique et psychologique comme le
confirme Saran*, une jeune bambara installée à Saint-Paul. “Ma tante a
été victime de cet acte barbare. La vieille femme qui l’a excisée s’y
est mal prise de telle sorte que pour chacun de ses accouchements elle a
dû recourir à la césarienne. Aujourd’hui, les médecins lui ont
conseillé de ne plus faire d’enfants”, témoigne t-elle.
Plus qu’une ablation du clitoris, l’excision vise tout d’abord à
asservir la femme afin de la rendre docile et “propre” pour son mari.
Dans ces sociétés où elle est pratiquée, les vertus de l’excision ont
longtemps été louées. De telle sorte que ce sont les mères ou les
grands-mères mêmes qui demandent à ce que leurs filles soient excisées
comme le confirme Saran. “Ma grand-mère disait qu’une fille qui n’était
pas excisée finirait par devenir une pute”, lâche-t-elle.
Alors pour ne pas que sa fille devienne une “bilakoro”, la maman de
Saran a décidé qu’il fallait la “couper”. “Cela s’est passé au village.
J’avais 8 ans. C’était très douloureux car mes sœurs et moi avions été
excisées de manière traditionnelle avec des instruments non stérilisés.
De plus, la vieille femme qui l’a faite a été brutale, elle a tout
enlevé, puis elle a recousu (pause). Quand j’y pense encore j’ai une
folle rage qui me monte au cœur. Ils m’ont fait cela alors que je ne
pouvais même pas me défendre. J’étais petite et elles se sont approprié
mon corps sans que je n’aie mon mot à dire...”, s’indigne la jeune
femme.
Pour elle, il ne sera pas question de perpétuer cette tradition. Ses
filles ne seront pas excisées. C’est une victoire de plus sur ce fléau.
Mais combien de fillettes faudra-t-il encore martyriser pour que cette
pratique cesse ? Il faudra sans doute attendre que les mentalités
changent... Sur le continent noir, environ 3 millions de fillettes et
femmes africaines sont mutilées chaque année

Source

Je souhaite moi aussi, que les fillettes à venir, ne soient plus victimes de ce genre de fléau.

_________________
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K-59
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MessageSujet: Re: Fleur du désert   20/5/2010, 07:34




Etats-Unis : l’Académie de Pédiatrie cautionne l’excision

Une perte radicale de toute notion du bien et de toute morale, c’est la seule interprétation possible : la civilisation la plus avancée du monde est en train, au nom du poison multiculturel, de cautionner l’excision.


Une note d’intention récemment publiée aux Etats-Unis propose en effet que les médecins américains soient autorisés à pratiquer sur les filles une forme amoindrie de cette acte ignoble et barbare, afin d’éviter que des familles envoient leurs filles se faire exciser à l’étranger .

D’après le New-York Times, l’Académie de Pédiatrie Américaine (AAP) aurait en effet récemment proposé que les médecins puissent entailler le clitoris des petites filles à l’aide d’une aiguille pour satisfaire aux exigences de mutilation sexuelle des familles musulmanes ou africaines :

"Il serait peut-être plus efficace, en guise de compromis, pour éviter un mal plus grand, que les lois fédérales et les états autorisent les pédiatres à pratiquer une entaille rituelle pour satisfaire la demande des familles".

Le député Joseph Crowley s’est alarmé du danger potentiel de cette idée : "l’Académie n’avait que des intentions louables, j’en suis convaincu, mais cette recommandation ne fait que créer une confusion sur la possible autorisation, sous une forme ou une autre, des mutilations sexuelles infligées aux filles. C’est un pas dans la mauvaise direction en ce qui concerne la protection des femmes et des jeunes filles. L’excision n’a aucune justification médicale ou thérapeutique, et comme il se doit, elle est interdite aux Etats-Unis."

Georganne Chapin, directrice de Intact America (association de défense des femmes et de lutte contre l’excision) s’est déclaré "étonnée qu’une assemblée de personnes intelligentes n’aient pas réalisé sur quelle pente suprêmement glissante ils s’engageaient en autorisant l’académie de pédiatrie à pratiquer une "entaille rituelle".

Chapin se pose la question : "A partir de quelle quantité de sang les parents seront-ils satisfaits ? " et ajoute : «Il y a de par le monde des pays où battre sa femme est autorisé, où l’esclavage et les abus sexuels sur les enfants sont permis. Nous n’autorisons pas ces coutumes dans notre pays. Nous n’autorisons pas les gens à pratiquer "un peu d’esclavage" parce qu’ils risquent de le pratiquer malgré tout. Nous n’autorisons pas les gens à battre leur femme "un petit peu", pour prévenir le fait qu’ils le feront de toute façon."

Et Chapin a raison. Que va-t-on nous trouver encore ? Des séminaires sur comment frapper sa femme et sur les bénéfices secondaires que l’on en escompte ? La création à Las Vegas d’un lieu dédié aux mariages d’enfants, pour qu’ils n’aillent pas se marier à l’étranger ?

Autoriser cette "entaille rituelle" n’aura aucunement l’effet positif qu’imaginent ces demeurés bien-pensants. L’effet sera strictement contraire. C’est la misogynie islamique qui vient de recevoir l’approbation officielle de l’Académie de Pédiatrie.

Et ce n’est pas la première fois que le New-York Times approuve tacitement la pratique de l’excision : en janvier 2008, le journal dépeignait sous un jour positif un rituel d’excision dans un article qui ne disait pas un mot de la douleur, du sang, ou des infections qui résultent souvent de ces pratiques.

La mutilation sexuelle des femmes n’est pas la seule des ignobles traditions islamiques qui pénètre en Occident. En Europe et en Amérique, le nombre de meurtres d’honneur est en hausse vertigineuse. Des milliers de filles en Grande-Bretagne sont mutilées, et les autorités ne peuvent pas (ou ne veulent pas) y mettre un terme.

On portera au crédit des médias britanniques qu’au moins un débat public a eu lieu à ce sujet. Nous subissons le même phénomène ici, aux États-Unis, mais en parler publiquement serait vécu comme une insulte au CAIR (Conseil Américan du culte musulman).

La recommandation de l’AAP est un exemple supplémentaire de la progression de la charia aux USA. Malgré la taqîya [tromperie et mensonge permis aux musulmans par la charia], il est clair que l’islam reconnait et autorise l’excision, voire l’encourage parfois :

Muhammad Al-Mussayar, un érudit de l’université Al-Azhar, la plus prestigieuse et la plus influente des institutions du monde islamique, a ainsi déclaré que l’islam n’interdisait pas les mutilations sexuelles sur les femmes : "toute la jurisprudence islamique, depuis l’avènement de l’islam il y a 14 siècles, reconnait et permet l’excision. Il existe des désaccords concernant le statut de l’excision dans la charia. Certains estiment que l’excision est exigée par la charia tout comme l’est la circoncision masculine. D’autres estiment que c’est une pratique traditionnelle. Mais tout au long de l’histoire de l’islam, jamais personne n’a émis l’idée que l’excision est un crime. Il y a un consensus religieux sur ce point depuis 14 siècles."

Et c’est cette pratique qui vient de recevoir l’absolution de l’Académie de pédiatrie américaine (AAP).

Bon sang de bonsoir, il s’agit de nos filles ! C’est notre culture que ces bouffons de dhimmis sans cervelle jettent par dessus bord des deux mains. Quelle que soit la façon d’apprécier ce problème - et le New-York Times est passé maitre dans l’art de cautionner la barbarie en gant de velours - ce qu’a proposé l’AAP est grotesque et n’engendrera qu’une pression toujours accrue de la charia sur les femmes.

Et ce sont nos filles et nos petites-filles qui en souffriront.

Article de Pamela Geller (du site Atlas Shrugs), paru le 10 mai 2010 sur le site biggovernment.com
http://biggovernment.com/pgeller/2010/05/10/sanctioning-barbarity-american-academy-of-pediatrics-and-the-new-york-times/
---------

En complément : Quelques extraits du New-York Times évoqué dans l’article de Pamela Geller.

"L’intention du comité était d’émettre un avis sur la sécurité [sanitaire] dans un contexte culturellement sensible".

Selon lui, les membres du comité "sont opposés à toute forme de mutilation sexuelle féminine qui font courir un risque ou provoquent des blessures physiques ou physiologiques" et considèrent l’entaille rituelle comme un "dernier recours". Cette entaille est "censée être aussi bénigne que le perçage de l’oreille. Il s’agit de prendre une aiguille et de faire sortir une goutte de sang."

"Si nous disons juste aux parents "Non, ce n’est pas bien", notre inquiétude est que la famille renvoie l’enfant au pays où la mutilation sera bien plus étendue, et sera peut-être pratiquée sans anesthésie, avec des outils non stérilisés, ou même avec un tesson de verre."

Actuellement, selon l’Association des Gynécologues Obstétriciens, plus de 130 millions de femmes et filles ont subi des mutilations sexuelles de par le monde. Ces mutilations sont pratiquées essentiellement sur les filles de moins de 15 ans dans des pays comme l’Éthiopie, le Soudan ou la Somalie. Les conséquences peuvent aller de graves complications lors de la grossesse ou lors de l’accouchement, à un dysfonctionnement sexuel.

Le Dr. Friedman Ross déclare également : "si vous médicalisez la mutilation, et déclarez qu’elle est autorisée, certaines personnes vont-elles mal comprendre cette décision et aller au delà d’une petite entaille ? La réponse est oui." Mais "si les gens se voient refuser de pratiquer leur rituel, sur le clitoris la plupart du temps, le risque est bien plus élevé qu’ils aient recours à des méthodes beaucoup plus dangereuses.»
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MessageSujet: Re: Fleur du désert   24/5/2010, 00:11

Citation :
Mais tout au long de l’histoire de l’islam,
jamais personne n’a émis l’idée que l’excision est un crime

Tout simplement parce qu'on ne permet pas aux femmes concernées de s'exprimer librement sur leur vécu quand elles deviennent mères...

Quand est-ce que les hommes qui osent vouloir pratiquer ce genre de choses, comprendront qu'ils sont sortis d'un trou qui se trouve tout près, et qu'ils sont nés dans des douleurs (y compris la mère) à cause de ça ???

Le travail d'ouverture d'esprit va être long, très long !

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MessageSujet: Re: Fleur du désert   Aujourd'hui à 12:24

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