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 Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?

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MessageSujet: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   3/8/2009, 14:10

Les épousailles de Sanatos et Vienif peuvent paraitre de prime abord aussi étonnantes que celles de Vulcain et Vénus.
On peut comprendre les complicités entre Sanatas et Diabolo, mais pour ce qui est du Dieu du Pétrole français avec les ramifications de la Déesse de la Cosmétique et de la Santé, qui pouvait penser à l'époque de leurs premiers flirts, que ces épousailles rangerait le couple au 4ième rang mondial des labos pharmaceutiques en 2009 ?

Voici donc un petit roman feuilleton qui n'a d'autre prétentions que de compiler les rumeurs glanées ici et là à propos de ce couple à l'odeur de souffre... une odeur de souffre qui les précède, ou les devance...

Une ébauche de présentation (datant de 2007 ?) avant d'aller chercher plus loin dans le passé :

Citation :
L'ACTION SANOFI AVENTIS



Sanofi Aventis (Euronext : SAN , NYSE : SNY) est un groupe pharmaceutique français qui a été créé en 2004 par fusion du groupe français Sanofi-Synthélabo et du groupe franco-allemand Aventis. Sanofi est issue de la fusion des filiales pharmaceutiques des groupes L'Oréal (Synthélabo) et Sanofi (Elf puis Total). Aventis est le fruit de multiples fusions comprenant des groupes français (Rhône-Poulenc et Roussel Uclaf), allemands (Hoechst), américains (Rorer, Marion) et britanniques (Fisons).

C'est le numéro 1 en France, numéro 2 en Europe et le numéro 4 mondial de l'industrie pharmaceutique, après Pfizer, GlaxoSmithKline et Novartis.
Ce groupe est concentré sur sept axes principaux : cardiovasculaire,
thrombose, système nerveux central, oncologie, maladies métaboliques,
médecine interne et vaccins. Il est présent sur les cinq continents.
Conseil d'Administration de Sanofi Aventis




  • Gérard Le Fur, - Directeur Général depuis janvier 2007
  • Jürgen Dormann, 65 ans - Vice-Président et Administrateur de août 2004 à 2008
  • René Barbier de la Serre, 64 ans - Administrateur de mai 1999 à 2008
  • Jean-Marc Bruel, 69 ans - Administrateur de août 2004 à 2008
  • Robert Castaigne, 58 ans - Administrateur de février 2000 à 2008
  • Thierry Desmarest, 59 ans - Administrateur de février 2000 à 2008
  • Lord Douro, 59 ans - Administrateur de mai 2002 à 2006
  • Jean-René Fourtou, 65 ans - Administrateur* de août 2004 à 2008
  • Serge Kampf, 70 ans - Administrateur de août 2004 à 2008
  • Igor Landau, 60 ans - Administrateur de août 2004 à 2008
  • Hubert Markl, 66 ans - Administrateur de août 2004 à 2008
  • Christian Mulliez, 44 ansAdministrateur de juin 2004 à 2008
  • Lindsay Owen-Jones, 59 ans - Administrateur de mai 1999 à 2008
  • Klaus Pohle, 67 ans - Administrateur de août 2004 à 2008
  • Hermann Scholl, 69 ans - Administrateur de août 2004 à 2008
  • Gérard Van Kemmel, 65 ans - Administrateur de mai 2003 à 2007
  • Bruno Weymuller, 56 ans - Administrateur de mai 1999 à 2008

Actionnariat de Sanofi Aventis


Au 31 Mai 2007


  • Public : 74,60 %
  • Total : 13,12 %
  • L'Oreal : 10,51 %
  • Auto-Contrôle : 0,63 %
  • Salariés : 1,14 %

Au 30 Juin 2006


  • Public : 74,30 %
  • Total : 13,16 %
  • L'Oreal : 10,55 %
  • Auto-Contrôle : 0,69 %
  • Salariés : 1,30 %

Chiffres Clé (en 2005 / 2006)




  • Chiffre d'affaires consolidé : 28.373 milliards d'euros (2006)
  • Budget de Recherche & Développement : 4.43 milliards d’euros (2006)
  • Part de marché mondial : 5,6 % (2005)

Controverses



Sanofi
est la cible d'une campagne internationale contre la cruauté envers les
animaux. Certains accusent Sanofi d'être responsable de la mort de plus
de 500 animaux par jour dans les locaux du laboratoire anglais HLS
(Huntingdon Life Science) avec lequel Sanofi à un contrat. De nombreux
activistes de la campagne SHAC (stop Huntingdon Animal Crualty) manifestent régulièrement contre les locaux parisiens de Sanofi.
Divers



D'après Sanofi:


  • Fluocaril et Parogencyl ont été cédés par Sanofi-Syntélabo à Procter & Gamble
  • Le groupe a mis au point un traitement prometteur (Acomplia®) dans le traitement de l'obésité et le sevrage tabagique.
  • Les brevets de plusieurs produits importants du groupe sont aujourd'hui
    contestés devant les tribunaux américains par des laboratoires
    génériques, en particulier l'Allegra® ou le Lovenox®.

  • Récemment le groupe a confirmé avoir 48 projets en développement avancé (phase
    IIb/III) et être en position de déposer 31 dossiers d'enregistrement
    d'ici 2010.


L'article Wikipédia d'origine est consultable en cliquant ici.
source
On remarquera au passage que la "controverse" dénoncée ne concerne que "la cruauté envers les animaux" (faits qui m'inquiètent depuis que j'ai appris que l'entreprise comptait s'étendre au niveau de ce qu'elle nomme "la santé animale"), et que ce n'est que quelques années plus tard qu'on apprendra que ses remèdes Acomplia et Lovenox furent retirés du marché.
Comme tant d'autres médicaments produits par Sanofi-Aventis, hum, pardon, Satanos-Vienif, le truc qui écrase les os et tranche dans le vif pour se faire un maximum de sous.

Mais tout d'abord, un peu d'histoire. Very Happy


Dernière édition par Satyneh le 4/8/2009, 05:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   3/8/2009, 15:02

Un petit tour dans le passé...

Donc déjà, par cet article, on apprend que Sanofi était lié à Elf-Aquitaine (devenu Total), en fusion avec des laboratoires de cosmétiques tels que L'Oréal, regroupés par le nom de Synthélabo...
Avant de contracter les liens avec Aventis (groupes franco-allemands, anglais et américains), et de créer Sanofi, Elf s'est diversifié et Elf-Sanofi effectua au fil des ans quelques achats par ci par là :

En bref :
Citation :
1973 CREATION DE SANOFI :
Elf se diversifie dans la pharmacie et les soins beautés. Roger & Gallet est acquis en 1975. Des laboratoires importants sont acquis ; en particulier Labaz, Castaigne, Choay, Clin-Midy

20 JANVIER 1993 ELF SANOFI RACHETE YSL :
Yves Saint Laurent est racheté par Elf-Sanofi.

17 MAI 1993 VALORISATION DES DROITS DES COMMANDITES D'YSL:
L’assemblée générale des actionnaires approuve un paiement de 298 millions de francs par Elf Sanofi en valorisation des droits de Bergé et Saint Laurent, les commandités d’YSL, à l’occasion de la transformation de la société en commandite en société anonyme simple

30 NOVEMBRE 1993 INFORMATION JUDICIAIRE CONCERNANT LA CESSION DES TITRES YSL :
Ouverture d’une information judiciaire sur les ventes d’actions faites par Pierre Bergé durant l’été 1992 avant l’annonce de résultats catastrophiques. Le 30 mai 1994 Pierre Bergé et son directeur financier Jean Francis Bretelle seront mis en examen pour délit d’initiés. La COB infligera à Pierre Bergé une amende de 3MF qui sera ramené à 1MF par la Cour d’appel.

Le 16 octobre 1995 le juge David Peyron prononcera un non lieu au motif que les titres ont été vendus en dehors du marché boursier.

MARS 1999 CESSION D'YSL A PINAULT :
Philippe Jaffré cède le pôle beauté de Sanofi, regroupé autour de la marque Saint Laurent , à Artemis, la holding personnelle de François Pinault, qui l'apportera à Gucci.

MAI 1999 RAPPROCHEMENT SANOFI SYNTHELABO :
Sanofi se rapproche de Synthélabo, filiale de l'Oréal
source

Le projet de fusion Sanofi/Elf avec Synthélabo/L'oréal est annoncé en 1998 sur le site de L'Oréal Finance :
Citation :
ommuniqué
2 Décembre 1998 - 22 h 30
Projet de fusion entre Sanofi et Synthélabo : Elf Aquitaine et l’Oréal détiendraient respectivement 35,1% et 19,4% de la nouvelle société

* Elf Aquitaine et L'Oréal annoncent leur intention de fusionner leurs deux filiales pharmaceutiques au sein d’une nouvelle société : Sanofi-Synthélabo.
* Elf Aquitaine et L'Oréal détiendraient respectivement 35,1 % et 19,4 % du capital de la nouvelle société.
* Elf Aquitaine et L'Oréal signeraient un pacte assurant la stabilité de l’actionnariat du nouvel ensemble.
* Sanofi-Synthélabo serait le 6ème acteur pharmaceutique en Europe et se situerait parmi les vingt premiers au niveau mondial :

* Les deux sociétés, Sanofi et Synthélabo, présentent une forte complémentarité thérapeutique, en particulier dans les domaines du système nerveux central, du cardiovasculaire, du traitement contre le cancer et de la médecine interne.
* Sanofi-Synthélabo devrait connaître une forte croissance de son résultat net pour les prochaines années et d’excellentes perspectives de développement à plus long terme.
* L’effort de Recherche et Développement cumulé des deux sociétés serait proche de 6 milliards de francs (chiffres combinés pro forma 1998).
(...)
M. Philippe Jaffré, Président de Elf Aquitaine, déclare : « Ce projet concrétise la stratégie arrêtée par notre Conseil d’Administration lors de sa réunion du 18 décembre 1996, en vue d’accélérer le développement et d’accroître la rentabilité de Sanofi. Depuis cette date, nous avons travaillé avec la Direction de Sanofi afin d’identifier le meilleur partenaire. Cette fusion avec Synthélabo serait une excellente opération. Elle donnerait naissance à une société pharmaceutique aux vastes perpectives de développement. Elle créerait de la valeur pour tous les actionnaires, et donc pour ceux de Elf Aquitaine, au travers de notre participation dans Sanofi-Synthélabo. »
source

Mais retour en arrière du côté d'Elf Aquitaine, ex-Société Nationale des Pétroles d’Aquitaine :
Citation :
Sanofi (à l’époque Elf Sanofi) fut créé en 1973 comme filiale du groupe de pétrochimie Elf par acquisitions d’entreprises de tailles moyennes. Elle est donc le produit de la diversification d’un groupe pétrochimique appartenant à l’Etat. L’histoire de l’entreprise est aussi l’histoire de son dirigeant, Jean-François Dehecq, directeur général depuis la création de
la filiale et PDG depuis 1988.
(...)
En 1965 il entre à la Société Nationale des Pétroles d’Aquitaine (futur Elf Aquitaine). Il gravit rapidement les échelons (d’abord aux services économiques puis en tant qu’ingénieur d’exploitation à Lacq) avant
d’être remarqué par René Sautier, ancien énarque. Avec ce dernier ils fondent la filiale Elf Sanofi. La création de Sanofi Elf répondait à la politique typiquement française de construction de champions nationaux dans le pétrole et d’une diversification défensive face à la crise pétrolière (Paulré, 2000).
(...)Dès le départ le groupe pris des participations importantes dans les activités cosmétiques (participation à 64% dans Yves Rocher en 1973). La filiale Elf Sanofi s’est développée par croissance externe et
investissement, à la fois dans les semences, la cosmétique, les activités diagnostiques et les activités pharmaceutiques (OTC et éthiques).
Source
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   3/8/2009, 15:27

Avant de devenir Elf Sanofi, Elf Aquitaine était issue du regroupement de 3 sociétés nées dans le contexte de la deuxième guerre mondiale... voici un extrait du rapport de wikipedia qui explique pourquoi son émergence en Aquitaine :
Citation :
Les trois sociétés qui ont donné naissance à Elf Aquitaine sont :

* la Régie autonome des pétroles (RAP) créée le 29 juillet 1939 pour exploiter le champ de gaz de Saint-Marcet en Haute-Garonne
* la Société nationale des pétroles d’Aquitaine (SNPA), née par la loi du 10 novembre 1941
* le Bureau de recherche de pétrole (BRP) créé en 1945

La RAP, la SNPA et le BRP fusionnent en 1966 pour donner naissance à l’ERAP (surnommée Elf-RAP de 1967 à 1976) qui devient la Société Nationale Elf Aquitaine (SNEA) le 1er septembre 1976. La marque ELF a été créée le le 27 avril 1967 (voir infra "Naissance du Groupe ELF Aquitaine").
(...)
Création de la RAP [modifier]

Suite à la Première Guerre mondiale, le gouvernement français se rend compte de l'importance du pétrole dans la conduite de la guerre et veut se doter d'un système d'approvisionnement de pétrole approprié et solide. Sans essence, les avions ne peuvent voler, les camions rouler ni les tracteurs de l'artillerie de campagne avancer. Or un seul fournisseur, étranger, fournit à cette époque 80 % du pétrole mondial : ce sont les États-Unis.

En conséquence de sa victoire militaire, la France se substitue à l'Allemagne pour participer, à hauteur de 25 %, au capital de la Turkish Petroleum Company qui devient par la suite, l'Iraq Petroleum Company. La France reçoit alors un million de tonnes de pétrole, de cette compagnie, pour sa consommation. C'est à la même époque que la CFP (Compagnie Française de Pétrole) voit le jour (1924) et se dote d'une filiale appelée CFR (Compagnie Française de Raffinage). Ces deux compagnies (devenues depuis le Groupe Total) reçoivent du gouvernement la gestion du pétrole irakien.

On se demande alors s'il y a ou non du pétrole sous le sol national, une grande campagne de prospection commence. Entre 1920 et 1935, des permis de recherche sont distribués à grande échelle pour toutes les régions de France, mais surtout dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques. Les efforts d'investissements et de recherche révèlent que le sol français contient peu de pétrole. On découvre néanmoins en 1939 un gisement de gaz naturel exploitable à Saint-Marcet (Haute-Garonne). À cette date et grâce à cette découverte naît la Régie Autonome des Pétroles (RAP).

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, vers 1937, la consommation française se monte aux environs de 5 millions de tonnes par an dont 40 % en provenance d'Irak. Le reste vient des États-Unis, du Venezuela et de Roumanie. Création de la SNPA [modifier]

En 1940, en pleine guerre, la Direction des Carburants (DICA) est créée pour exercer la tutelle sur le secteur pétrolier. Avec cette création, on relance l'exploration tous azimuts, mais surtout dans la partie Sud-Ouest. En novembre 1941, afin de superviser toutes ces prospections, une autre société est créée qui est la Société Nationale des Pétroles d'Aquitaine (SNPA).

En 1951, la SNPA découvre un gisement, d'abord de pétrole, puis de gaz à Lacq (Béarn). Ce gaz contient un grand pourcentage de soufre (15 %) et du gaz carbonique (10 %), le tout avec une pression d'éruption de 670 bars. Le pétrole est acheminé vers la raffinerie de La Mède (Total) pour être traité, tandis que le gaz est traité sur place. C'est ainsi que la région de Lacq devient une région gazière avec ses usines de séparation de soufre. Le soufre, qui était considéré comme un produit indésirable, est devenu par la suite une source de revenus très appréciée.

En fait, ça sent le souffre depuis longtemps...
D'autant plus qu'Elf contribue au pillage des ressources naturelles de l'Afrique :
Citation :
Vers une autre histoire ? [modifier]

Selon François-Xavier Verschave [1], ELF résulte en fait d’une volonté politique du général de Gaulle, destinée à assurer la « grandeur » de la France en Afrique malgré la décolonisation, et à maintenir un accès français à cette ressource stratégique qu’est le pétrole.

Elf est alors une entreprise contrôlée majoritairement par l’État (elle le restera jusqu’à son rachat-fusion par Total-Fina), et de Gaulle nomme à sa tête son ancien ministre des Armées Pierre Guillaumat, qui fut l’un des fondateurs de la Direction générale des services spéciaux (DGSS) [2]. Celui-ci contribue à faire de la compagnie une « agence de renseignement », selon les termes mêmes de l’un de ses successeurs : « il ne se passe rien dans les pays pétroliers, en particulier en Afrique, dont l’origine ne soit pas Elf » [3].

L'Affaire Elf a en partie dévoilé cet aspect dérangeant du groupe pétrolier : en témoignent le livre de la magistrate Eva Joly [4], qui a instruit le dossier, et la pièce de théâtre-documentaire « Elf, la pompe Afrique» de Nicolas Lambert, qui reproduit le procès auquel a assisté l’auteur-interprète.

La dénonciation de cette sorte de « diplomatie parallèle », dite de la "France-Afrique" est également un cheval de bataille de l'association Survie. Les travaux de cette association tendent à montrer que le pillage des ressources naturelles et le détournement de l’Aide publique au développement (APD) Française sont responsables des maux qui minent l’Afrique. La société Elf Aquitaine s'y trouve particulièrement montrée du doigt.
Elf quoique renommée Total apparait toujours en 2009 avec son logo "trepan"
Citation :
Elf en 2009 [modifier]

En 2009 le groupe existe toujours partout dans le monde, bien que de nombreuses enseignes Elf ont été renommées en Total. Cependant dans quasiment chaque pays ou se trouve Total, Elf est toujours présent (à l'exception du continent Africain) [5]. En France l'enseigne Elf est toujours présente, aussi bien en station service qu'en lubrifiants.
Anecdote concernant le logo et le nom :
Citation :
La Compagnie française de produits pétrolifères (CFPP) avec la marque Caltex (CALifornia oil-TEXaco), à l'origine filiale de Texaco (dont elle a conservé le logo, qui est une étoile rouge à cinq branches) et de [California Oil].
(...)
L'ERAP, organisme de tutelle de l'UGP et l'UGD, cherche tout d'abord un nom de marque simple, facile à prononcer et en même temps évocateur. On teste un temps le nom provisoire d'Elan, puis dans l'été 1964, l'ordinateur du groupe recense 8 253 000 combinaisons possibles de 3, 4 et 5 lettres. En décembre 1965, cinq noms restent en lice : Ritm, Alzan, Elf, Elfe et Elan.

Le choix se porte sur Elf, nom simple, bref, facile à prononcer et à retenir.

Un nom ne suffit pas pour représenter une marque ; celle-ci gagne à posséder un logo. Les études graphiques successives aboutirent au trépan stylisé avec un côté bleu et l'autre rouge avec au milieu la couleur blanche, formant un rappel du drapeau français.
source

Info sur le "trépan" :
Citation :
Un trépan (terme issu du grec trupaô : je perce) est un outil de forage surtout utilisé dans l'industrie pétrolière. Il a la forme d'un cône unique en acier spécial très dur ou de trois cônes imbriqués ensemble. La surface inférieure de ces cônes, au début de son invention, est incrustée de poussière de diamant ce qui permet de casser les roches les plus dures quand on fait le forage. En forant, ces cônes tournent, cassent les roches qu'elles traversent et s'enfoncent petit à petit dans le sous-sol.
Cet outil est utilisé aussi bien dans les forages verticaux que dans les forages horizontaux.
Le père du célèbre milliardaire Howard Hugues prit les premiers brevets sur un trépan à cônes, origine de la fortune familiale.
Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur les trépans.

Autre définition
En chirurgie, le trépan est un instrument par lequel on perce les os, en particulier la boîte crânienne (trépanation).
Depuis au moins le Moyen Âge, c'est un outil utilisé pour perforer le bois.

Trépan usé
source


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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   3/8/2009, 16:06

Ce petit tour vers le passé permet donc de voir qu'Elf Aquitaine est le résultat (né le 27 avril 1967 à 18 heures) d'une fusion de sociétés pétrolières émergées par la nécessité de répondre aux attaques technologiques plus avancées de l'Allemagne durant les 2 guerres mondiales. (si j'ai bien compris).

Ces rétrospectives montrent également le lien avec l'AZF, où se trouve encore le laboratoire de recherche Sanofi, seul bâtiment ayant réchappé à la destruction du pôle chimique que constituaient AZF, la SNPE, TOLOCHIMIE suite à l'explosion du 21/09/2001 à 10h17, (soit 10 jours après le drame du 11/9/2001 aux USA).
AZF = AZote Fertilisant, usine chimique appartenant à la Société Grande Paroisse.
Citation :
Cette société, alors filiale d'Atofina, regroupait depuis la fusion de Total et d'Elf-Aquitaine toutes les activités chimiques du groupe TotalFinaElf. Cette usine était située à 5 km du centre de Toulouse. Initialement construite à l'écart de la ville en 1920, elle a été progressivement englobée par l'agglomération.
source

On voit sur une photo satellite datant de cette année, avec l'étiquette rouge "A", l'endroit où se situe Sanofi : à l'extrême gauche du plan, et, au milieu, l'image toujours masquée du centre militaire SNPE, et, à droite, les côteaux de Pech David où se situe un des bunkers allemands avec des accès aux niveaux souterrains permettant d'aller de Rangueil, de l'hopital militaire Larrey, en traversant les bras de la Garonne jusqu'au poste de Tolochimie et de Sanofi, selon des investigations issues de l'enquête parallèle sur l'explosion AZF... ...Puisque les témoignages ne furent pas pris en comptes, et que les éléments pour la plupart furent ignorés ou tenus cachés, du fait même de l'implication expérimentale et militaire de ce pôle.

Citation :
II- Les liaisons souterraines historiques :

Cette galerie démarrant sous le CHU de Rangueil est en fait un aménagement moderne d'une très grande galerie construite par les allemands en 1943-1944 reliant les postes allemands militaires de la colline de Pech David.


II-1 Dans la colline de Pech David :

Cette colline Pech David est truffée de souterrains plus ou moins importants reliant les postes de batteries anti-aériennes, les postes de contrôle routier, les postes d'observations, les réserves de munitions enfouies etc...
Aucun document des archives municipales n'existent pour caractériser ces réseaux souterrains encore en partie accessible à pied pour les plus fouineurs avant la finition de l'hôpital militaire Larrey. Tous les plans ont directement probablement été transférés dans les archives militaires françaises et peu de personnes en connaissent l'ensemble.

Il n'est pas aberrant d'imaginer qu'une partie de ces archives militaires connues nécessairement des allemands et des français ait même été dissimulée aux alliés Américains.

Au point haut actuel du CHU de Rangueil, situé à environ 260 m d'altitude, se trouvait un bunker allemand. Aujourd'hui encore, l'entrée principale du grand réservoir de Rangueil placé dessous, a été façonnée dans ce bunker et aménagée et peinte en blanc.
Ces travaux datent de l'époque de la construction du CHU de Rangueil qui a commencé en 1969.
La photographie aérienne de l'Institut Géographique National de 1969, vendue par l'IGN et des organismes d'Etat qui les utilisent à l'instar de l'Inventaire National Forestier, présente une particularité très intéressante, propre à une époque de guerre froide qui ne connaissait pas encore les scanner haute résolution.
http://azf-10h18.com/MILITAIRE/IGN%201969.jpg
On peut noter également la masquage militaire officiel de tout le pôle chimique ONIA + SNPE + Ballastières à cette époque.
La Garonne est également entièrement masquée...! Mais le bout de scotch très discret sur l'épreuve photo noir et blanc est très reconnaissable sur un scannage zoomé à 800 dpi. La sortir de l'I.G.N. de ce type de document posait donc des problèmes au delà de la simple "diffusion restreinte" caractérisée par des zones blanches
http://azf-10h18.com/MILITAIRE/IGN%201970%20non%20censure.jpg
En 1944, le secteur du bunker existait déjà. Un chemin d'accès était présent et les traces des deux enceintes souterraines circulaires étaient visible sur le champ où se trouvait ce bunker. Il faut noter l'absence d'arbres en 1944 et donc la création de la forêt très bien délimitée autour de ce secteur entre 1943 et 1969.
Le démarrage économique de Toulouse après la guerre n'est pas du tout étranger au développement de nouvelles technologies très prisées par les compagnies d'armement et par le Ministère de la Défense. De l'ONERA à Alcatel, de la base de Francazal à la station satellitaire d'Aussaguel, du géant européen EADS aux traditionnelles entreprises travaillant pour la Défense depuis des décennies comme Actia ou Paul Boyé, la région Toulousaine est un cerveau militaire à elle toute seule, sans parler de sa dominante spatiale avec le CNES.

La construction tardive et impressionnante de l'Hôpital militaire de Larrey en 1984, fut suivi en 1995 du manque de personnel soignant militaire après la professionnalisation de l'armée et puis par sa fermeture en tant qu'hôpital militaire en 1999.
Mais son rattachement pratique et actif au CHU de Rangueil ne fut pourtant pas immédiatement suivi... et c'est bien après, comme par hasard juste après la catastrophe d'AZF que le matériel médical militaire tout neuf fut détruit ou donné aux bonnes oeuvres de l'Ordre de Malte.

L'utilisation provisoire de cet hôpital désert par les membres de l'Hôpital Marchant ravagé par la catastrophe mit plus de 7 mois à se réaliser malgré l'urgence des besoins et la disponibilité visible des locaux.

Pendant les déblaiements de l'hôpital, l'armée contrôlait puissamment l'accès à certains secteurs et notamment ceux permettant de descendre au delà du second sous-sol.

Dans les années 1970, un premier projet de deux hôpitaux militaires connectés a été envisagés; un souterrain dans la pente de la piste de Fondeville juste dessous le réservoir du Vallon, actuellement occupé par la SAUR, et un autre hôpital proche de celui finalement réalisé.

Cet hôpital souterrain aurait pu être très proche du bunker allemand repris par le réservoir du Vallon et d'une galerie souterraine qui descendrait la piste de Fondeville jusqu'à la station de Rivalsupervic, près de la Garonne et face à la ballastière sud.
http://azf-10h18.com/MILITAIRE/SNPE%20Schema%202eme%20sous-sol.jpg
La SNPE, contrairement à AZF qui dispose de 3 niveaux de sous-sols reliant les différentes unités, ne dispose pour son usine que d'un seul niveau selon sa direction. Quelques unités sont ponctuellement enfouies mais les réseaux souterrains communiquant dans l'usine ne dépassent pas 4 mètres de profondeur.
Cette version n'est cependant pas totalement juste.

Il existe un réseau inférieur très peu connu des employés de la SNPE qui traverse tout le site depuis l'enceinte des postes de garde. Ce réseau souterrain appelé 2ème sous-sol par ceux qui le connaissent à la SNPE est à plus de 10 m de profondeur et a été construit avant 1944 par les allemands. Il relie quelques postes dont 4 dans la zone des postes de garde et un à l'extrême Sud de la SNPE.

Ce schéma a été dessiné par un ancien employé de la SNPE. Cette personne a eu l'occasion de parcourir ce réseau souterrain pour des motifs non professionnels basés sur de la simple curiosité historique.

Une photographie aérienne de Mai 1944 permet de retrouver les postes au nord et au sud de la SNPE ainsi que les traces de la traversée de la Garonne.
http://azf-10h18.com/MILITAIRE/SNPE%20Photo%202eme%20sous-sol.jpg
source
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 03:34

si j avais su sa au temps ou j habitais toulouse ...
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 04:12

Tu as habité à Toulouse ? A quelle époque ?

J'y étais quand l'explosion a eu lieu, on faisait les allées et venues au boulot entre les fenêtres pour voir ce qui se passait et la radio pour écouter les infos.
Il fut conseillé de rester chez soi et porter des masques par crainte d'émanation de produits dangereux, j'ai vite filé chercher le fiston à son école moi (avec l'accord du patron bien entendu).
On a appris tout de suite par les patients qui habitaient dans la zone sinistrée ce qui s'était produit, certains furent criblés par les pointes de verre des fenêtres qui ont explosée, et quelqu'un qui bossait à l'AZF nous a confié le lendemain les mêmes témoignages listés plus tard sur le site indiqué dans le post précédent, à savoir qu'il a vu d'abord une lumière comme un arc électrique avec ses collègues (avant l'explosion et non après), et nous avons tous entendu deux explosions.

Un anonyme signale ici que cela aurait pu être bien plus grave si les capsules contenant du phosgène (gaz mortel qui fut expérimenté par les français à Verdun contre l'ennemi mais qui s'est retourné contre eux à cause du vent qui a soudain changé de direction. Les allemands l'ont ensuite utilisé sous une autre formule, selon les dires de cet anonyme, je n'ai pas encore pris le temps de vérifier, en tous les cas l'écologiste Farreny aurait eu les preuves des impacts sur ces containers et s'est battu contre les pressions pour le faire savoir) avaient été encore plus endommagées (milliers de morts sur une vaste périphérie), il divulgue des infos peu relayées ici.
Ce qui s'est passé le 21/9/2001, est très peu diffusé par les médias, étrangement. C'est pour ça que j'en profite au passage pour le rappeler.
Citation :
Q : mais le phosgène est un gaz plus lourd que l’air, donc rampant, certains disent qu’on a beaucoup exagéré le risque potentiel si ses containers avaient été endommagés.

R : Restons sérieux, voulez-vous ? le risque était très grand, voici pourquoi : Toulouse est un pays de vent, et ce 21 septembre 2001, c’est le vent d’Autan qui sévissait, à 7 mètres à la seconde de moyenne (ce qui sous-entend des rafales à plus de 12 m/s). Le vent d’autan, très sec à Toulouse malgré les inepties qu’on a pu lire et entendre là-dessus, est de loin le plus mauvais car il souffle sans répit et de façon très irrégulière, c’est-à-dire que sa direction peut varier en quelques instants de 25 ou 30 degrés, dans un sens ou dans l’autre, par rapport à sa direction moyenne. Il souffle par rafales impitoyables, particulièrement insupportables ; à Toulouse, on l’appelle aussi ’’le vent qui rend fou’’. Une dame bien coiffée qui sort par vent d’autan se retrouve ébouriffée en quelques minutes, quoi qu’elle fasse, où qu’elle s’abrite. Il est donc évident que ce vent aurait rapidement dispersé, s’il s’était libéré, le phosgène dans les zones densément habitées voisines des tours de Seysses et de la partie nord du Mirail, et il n’aurait eu aucune peine à le faire remonter dans les étages des immeubles au moins jusqu’au troisième ou au quatrième.

Pendant la guerre de 14-18, le phosgène a été utilisé comme gaz asphyxiant. Les premiers à l’utiliser ainsi ont été les français, à la bataille de Verdun ; nos troupes durement éprouvées par une artillerie allemande plus puissante se trouvaient en moyenne à 8 km des batteries allemandes ; pourquoi 8 km ? Élémentaire, Dr Watson : nos canons de 75 tiraient jusqu’à 7 km et les canons allemand tiraient sans problème jusqu’à 11 et 12 km. Donc les généraux allemands installaient partout leurs batteries à 8 km de notre front, ce qui les mettait à l’abri de nos batteries mais assez près pour canonner tranquillement nos troupes. C’est ce cauchemar qui décidé notre état- major à utiliser les gaz asphyxiants pour la première fois dans une vraie guerre, vers mars ou avril 1915, sur le théâtre terrible de la bataille de Verdun, au pire moment, celui du choc initial.

Eh bien ce phosgène n’a tué que des soldats français ! car on l’a largué avec un bon vent vers les troupes allemandes, mais par un caprice météo inouï, ce vent changea rapidement de sens et nous renvoyé en pleine figure notre phosgène, tuant net quelques centaines de nos soldats. Cette mésaventure nous fit rapidement abandonner le phosgène, et on ne revit pratiquement plus de gaz asphyxiants jusqu’en 1918, où ils furent alors utilisés à grande échelle suite à l’invention (par les chimistes allemands) du gaz dit ’’moutarde’’.

Cette histoire vous donne une petite idée de la nocivité et de la traîtrise du phosgène ! C’est justement parce qu’il est un peu plus lourd que l’air qu’il est très dangereux : il reste, il stagne, et au moindre coup de vent prolongé, il se meut et est intact pour tuer.

Q : votre exposé est très impressionnant, mais il n’empêche que le phosgène de la SNPE ne s’est pas libéré, alors qu’AZF a explosé !

R : eh bien parlons-en, justement ! les cuves de phosgène ont bel et bien été endommagées. Le gaz mortel était confiné par trois enveloppes, mais les deux premières ont été percées par des projectiles indéterminés. Bien entendu, officiellement, ces projectiles n’auraient été que des débris projetés là par l’explosion d’AZF. Mais alors on comprend mal pourquoi la SNPE avait caché soigneusement ces dommages aux cuves de phosgène ; l’ex-élu de Ramonville, Henry Farreny, avait visité la SNPE à l’automne 2001 et avait remarqué ces dommages ; il en avait pris des photos, on ne sait comment (c’était interdit). (Précision : Henry Farreny, professeur d’informatique à l’Université des sciences de Toulouse, fils de réfugié antifranquiste de la Guerre d’Espagne, n’est certes pas suspect de populisme ou autre péché capital qu’il est si à la mode de pourfendre et dénoncer aujourd’hui, puisque son engagement à gauche et en faveur d’une écologie exigeante et responsable est bien connu et très apprécié dans tous les milieux, y compris chez ses adversaires.) Henry Farreny donc s’intéressa de près à la SNPE et dénonça publiquement ses responsables d’avoir volontairement caché les dommages aux cuves de phosgène. La SNPE déposa une plainte contre lui vers Noël 2002, elle lui demandait 30 000 euros de DI plus toutes les peines classiques pour insertion du jugement. Avec un modeste traitement de professeur, vous voyez le désastre ! presque un an de traitement, avec les frais d’avocat...De quoi mettre un boeuf sur la langue au plus déterminé des contestataires ! Mais Henry Farreny se défendit, créa aussitôt un site Internet, dénonça cette tentative d’assassinat judiciaire pour le faire taire, réussit en moins de trois semaines à récolter des milliers de signatures de soutien, dont il publia la liste sur son site, et n’hésita pas à publier sur son site les photos des cuves de phosgène endommagées.

Résultat : la SNPE, la puissante SNPE, société d’Etat, donc l’Etat lui- même, contacta en catimini Henry Farreny pour lui proposer un règlement aussi discret qu’amiable du différend. Des émissaires vinrent chez lui et lui proposèrent de modérer et édulcorer un petit peu les phrases par lesquelles il avait dénoncé ces cachoteries sur les cuves de phosgène, contre le retrait unilatéral pur et simple de la plainte.

Henry Farreny, fort de l’ampleur incroyable du soutien qu’il avait obtenu, et qui grossissait chaque jour (je crois qu’il arriva à près de dix mille signatures en un temps record), n’avait que faire de négociations ; En termes courtois et calmes, il refusa la moindre concession sur ce qu’il avait dit ou écrit, tout en assurant ces émissaires que ’’à part ça, il restait ouvert et ne fermait pas sa porte au dialogue’’.

Eh bien, peu de temps après, vers la fin janvier 2003, la SNPE a retiré sa plainte sans condition. Cette histoire est passée ignorée du grand public, et pourtant n’est-elle pas hautement révélatrice ? Croyez-moi, c’est bien la SNPE qui a été visée, et IL S’EN EST FALLU DE PEU QUE LES TOULOUSAINS GOUTENT DU PHOSGENE ! mais voyez-vous, l’éteignoir médiatique, qui a fonctionné en l’occurrence aussi remarquablement que le tam-tam médiatique sur ’’AZF, AZF, AZF, AZF, le cratère, le cratère, le cratère, etc’’, a permis de passer à la trappe la nature réelle des projectiles qui ont percé les deux premières enveloppes des cuves phosgène.....la plainte n’avait été qu’une intimidation destinée à éteindre l’incendie des révélations d’Henry Farreny....et quand il fut avéré que cet incendie n’avait pas été maitrisé, classiquement, on alluma le contre-feu, c’est-à-dire le retrait de la plainte.
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 05:43

On sait alors que la Grande Paroisse, société à laquelle appartient Azote Fertilisant, créée en 1920 à 5 kms du centre ville (en 2001 avec l'expansion urbaine elle était à 1km d'immeubles, magasins, hôpitaux, établissements scolaires, autoroute) pour fabriquer des engrais azotés commercialisés sous le nom d'AZF est la propriété d’Atofina, filiale du groupe TotalFinaElf.

On est allé voir du côté de l'histoire d'Elf et sa création, on peut aussi jeter un oeil sur le passé de l'actuel Total S.A. :

Citation :
Total SA
Total SA (Total SA est le quatrième major pétrolier à l'échelle mondiale, derrière Exxon Mobil, Shell et BP (British Petroleum)....) est le quatrième major pétrolier (Un pétrolier est un navire citerne servant à transporter le pétrole ainsi que ses dérivés (essence). Pour le transport...) à l'échelle mondiale, derrière Exxon Mobil, Shell et BP (British Petroleum). C'est la première entreprise française et la seconde ( Seconde est le féminin de l'adjectif second, qui vient immédiatement après le premier ou qui s'ajoute à...) capitalisation boursière de la place parisienne, derrière EDF qui l'a supplantée en juin 2007.
Histoire

D'initiative publique, elle a été constituée par les rachats successifs par Total de la société pétrolière belge Petrofina en 1999, qui a donné naissance à Totalfina, par Totalfina d'Elf-Aquitaine en 2000, qui a engendré TotalFinaElf, rebaptisée Total S.A. en 2003.

Total a été créé en 1924 sous le nom de la Compagnie française des pétroles (CFP) afin de gérer les parts que le gouvernement français s'était vu attribuer comme dommage de guerre dans la gestion de la future compagnie pétrolière irakienne, l'Iraq Petroleum Company (Vous venez d'apposer le bandeau {{Demande de traduction}} du Projet:Traduction/*/Demandes.). À l'origine, c'est une société mixte associant des capitaux d'État et des capitaux privés. Le 21 juin 1985, sa dénomination a été changée en Total - Compagnie française des pétroles (Total CFP) puis transformée en Total le 26 juin 1991. À la suite des rapprochements avec Petrofina et Elf Aquitaine (ELF Aquitaine est une société française d'extraction petrolière. D'abord publique, l'entreprise est privatisée en 1994....) la société est devenue Total Fina SA le 14 juin 1999, puis Total Fina Elf SA le 22 mars 2000. L'entreprise a repris la dénomination Total SA le 6 mai 2003.

En 2007, Total SA est la plus grande entreprise française, la première capitalisation boursière de la zone Euro, et le cinquième groupe pétrolier du monde (Le mot monde peut désigner :) derrière les américains Exxon Mobil et Chevron Texaco (Texaco est le nom d'une compagnie pétrolière américaine qui a fusionné avec Chevron Corporation en 2001. Fondée en 1901...), le Neérlandais Shell, et le britannique BP. Elle affiche un bénéfice de 12 milliards d'euros en 2006.
Depuis le 5 avril 2007, Total SA est signataire du Pacte PME.

Petrofina
La Compagnie financière belge des pétroles - Petrofina (abréviation de petrofinance ) a été créée le 25 février 1920 par un groupe d'investisseurs anversois. En rachetant Petrofina en 1999, Total grossit d'environ 30% en termes d'effectifs, de capacité de production et de chiffre d'affaire (avec le rachat d'Elf, Fina ne représentera plus que 10 à 15% du groupe Total actuel).
Albert Frère, le seul milliardaire belge, en était le principal actionnaire lors de son rachat, il possède aujourd'hui des parts minoritaires dans le capital de Total S.A. via deux holdings dont il est partiellement propriétaire: Le Groupe Bruxelles Lambert et la Société Nationale à Portefeuille. Contrôlant indirectement 5% du capital, il peut être considéré comme le plus gros actionnaire individuel de Total.

Elf
L'origine d'Elf Aquitaine remonte au 14 juillet 1939, jour (Le jour ou la journée est l'intervalle qui sépare le lever du coucher du Soleil ; c'est la période entre deux...) où l'on découvrit en France, à Saint-Marcet, en Aquitaine, un champ (Un champ correspond à une notion d'espace défini:) de gaz. Suite de cette première découverte, la Régie autonome des pétroles (RAP) est créée. Encouragées par ce premier succès, les recherches continuent dans le Sud-Ouest de la France avec la création, en 1941, de la Société nationale des pétroles d'Aquitaine (SNPA), qui découvrira en 1951 le gisement de Lacq. Enfin, en 1945, est créé le Bureau de recherches de pétrole (BRP) avec pour but de rechercher du pétrole outre-mer.

En décembre 1965, par la fusion de la RAP et du BRP, c'est la naissance de l'ERAP (Entreprise de recherches et d'activités pétrolières), holding pour toutes les sociétés existant à l'époque ; parmi celles-ci, se trouvent par conséquent la SNPA, qui devient la principale filiale de la nouvelle maison (Une maison est un bâtiment de taille moyenne destiné à la demeure d'une famille, voire de plusieurs sans être...) mère, et l'UGP qui rassemble quant à elle au sein de l'UGD (Union générale de distribution), les sociétés de distribution.

À partir du 28 avril 1967, la Direction a créé le nom « Elf » et le groupe ne vend plus ses produits que sous cette seule marque : Elf. Ce rebranding fut l'occasion du premier 'teasing' français : dans les semaines qui précédèrent la nuit des ronds rouges (en une soirée les différents réseaux de distribution de l'ERAP changent d'enseigne et adoptent la marque Elf) une campagne annonçait bien mystérieusement "Les ronds rouges arrivent".

En rachetant Elf en 2000, Totalfina double quasiment son effectif, ses capacités de production et son chiffre d'affaire.

Nota: Le nom "Elf", contrairement à une idée bien répandue, n'a jamais voulu dire "Essences et Lubrifiants de France". Cet acronyme a été inventé par la suite.
suite (merci encore au passage à wikipedia.el


On commence à s'y perdre un peu... quel rapport avec Sanofi Aventis ?
TotalFinaelf est le groupe affilié à AZF. Il est né en 1967 sous Elf (Elf Aquitaine, groupe pétrochimique appartenant à l'Etat)de la fusions de 3 sociétés pétrolières créées durant la 2ième guerre mondiale, et s'est diversifié en 1973 en participant aux activités cosmétiques et pharmaceutiques sous le nom de Sanofi/Elf.
En fusionnant avec L'Oréal en 1998, Sanofi/Elf + L'Oreal/Synthélabo semble abandonner l'appellation "Elf" pour apparaitre sous Sanofi/Synthélabo.
Elf n'apparait plus non plus (ni Total d'ailleurs) en 2004 Lorsque Sanofi/Synthélabo se marie avec Aventis, portant désormais le nom qu'on lui connait : Sanofi Aventis.
Pourtant, parallèlement, Elf existe toujours en apparaissant sous TotalFinaElf... mais disparait avec Total S.A.
Est-ce vraiment important ?
Juste pour faire remarquer, par exemple, ceci :
Note : Thierry Desmaret apparait en administrateur de Sanofi Aventis ici :
Citation :
Conseil d'Administration de Sanofi Aventis :
Thierry Desmarest, 59 ans - Administrateur de février 2000 à 2008
Or en 2001 il apparait aussi sur la liste du Conseil d'administration de la société TotalFinaElf :
Citation :
Gouvernement d'entreprise


Conseil d'administration
Durant l'exercice, la composition du Conseil d'administration de TOTAL FINA ELF S.A. a été la suivante :

Thierry Desmarest
56 ans. Président-directeur général de TOTAL FINA ELF S.A. Président de la Fondation TOTAL. Administrateur d'Air Liquide, Sanofi-Synthélabo. Membre du Conseil de Surveillance d'Areva. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1995 et jusqu'en 2004. Président-directeur général d'ELF Aquitaine depuis le 15 janvier 2000. Détient 13 000 actions.

Yves Barsalou
69 ans. Administrateur indépendant (1). Ancien Président honoraire du Crédit Agricole S.A. Administrateur du Midi Libre, Société des caves de Roquefort, Sodagri, Banco Esperito Santo. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 741 actions.

Daniel Bouton
51 ans. Président-directeur général de la Société Générale. Administrateur de Schneider Electric S.A. Membre du Conseil de Surveillance de Vivendi Environnement. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1997 et jusqu'en 2003. Détient 800 actions.

Bertrand Collomb
59 ans. Administrateur indépendant (1). Président-directeur général de Lafarge. Membre du Conseil de Surveillance d'Allianz Munich. Administrateur du Crédit Commercial de France. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 1 178 actions.

Honorable Paul Desmarais
74 ans. Président du Comité Exécutif de Power Corporation du Canada. Vice-Président du Groupe Bruxelles Lambert (Bruxelles). Président du Conseil et Administrateur-Délégué de Pargesa Holding S.A. (Suisse). Administrateur de La Great-West (Canada). Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1999 et jusqu'en 2004. Détient 1 000 actions.

Xavier Dupont
69 ans. Administrateur indépendant (1). Président-directeur général de Alfi-Convertix-Luxembourg Sicav. Membre du Conseil de Surveillance de Banque Privée Saint Dominique et de Natexis Capital. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 1 000 actions.

Michel François-Poncet
66 ans. Vice-Président du Conseil d'administration de BNP Paribas. Administrateur de LVMH, Groupe Schneider, Power Corporation du Canada. Membre du Conseil de Surveillance d'AXA. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1987 et jusqu'en 2002. Détient 1 000 actions.

Baron Frère (Mandat expiré le 17 mai 2001)
76 ans. Président du Conseil d'administration et Administrateur-Délégué du Groupe Bruxelles Lambert. Président du Conseil d'administration de PetroFina (Bruxelles). Administrateur de LVMH, CLT-UFA (Luxembourg), Coparex S.A. Membre du Conseil de Surveillance de Suez, Métropole Télévision (M6). Régent honoraire de la Banque Nationale de Belgique. Membre du Comité International de Assicurazioni Generali S.p.A. (Trieste).

Jacques Friedman
69 ans. Administrateur de BNP Paribas, Vivendi Universal, Alcatel. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 1 519 actions.

Baron Goossens
57 ans. Administrateur indépendant (1). Président de Belgacom. Administrateur de K.B.C. Holding Banque Assurance, Sofina. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1999 et jusqu'en 2002. Détient 800 actions.

Frédéric Isoard
69 ans. Ancien Président d'Elf Trading S.A. Genève. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 15 274 actions.

Professeur Bertrand Jacquillat
57 ans. Administrateur indépendant (1). Professeur des Universités à l'Institut d'études politiques de Paris. Cofondateur et Président-directeur général d'Associés en Finance. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1996 et jusqu'en 2002. Détient 900 actions.

Antoine Jeancourt Galignani
64 ans. Administrateur indépendant (1). Ancien Président du Conseil d'administration des Assurances Générales de France. Président du Conseil de Surveillance de Euro Disney SCA. Administrateur de la Société Générale, de Kaufman et Broad. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1994 et jusqu'en 2003. Détient 1 091 actions.

Anne Lauvergeon
42 ans. Président du directoire d'Areva. Administrateur de Suez, Sagem, Pechiney. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 500 actions.

Michel Pébereau
59 ans. Président-directeur général de BNP Paribas. Président du Conseil d'administration de la C.I.P. Administrateur de Lafarge, Saint-Gobain. Membre du Conseil de Surveillance d'AXA, Galeries Lafayette, Dresdner Bank AG. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 589 actions.

Thierry de Rudder
52 ans. Administrateur délégué de Groupe Bruxelles Lambert. Administrateur de Société Générale de Belgique, Audiofina, Tractebel, PetroFina, Rhodia. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1999 et jusqu'en 2004. Détient 989 actions.

Jürgen Sarrazin
65 ans. Administrateur indépendant (1). Ancien Président du Directoire de Dresdner Bank. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 1 777 actions.

Robert Studer
63 ans. Administrateur indépendant (1). Ancien Président du Conseil d'administration de l'Union des Banques Suisses. Administrateur de BASF, Espirito Santo Financial Group, Renault, Schindler Holding. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 1 463 actions.

Serge Tchuruk
64 ans. Administrateur indépendant (1). Président-directeur général d'Alcatel. Administrateur de Vivendi Universal, Thales, Société Générale. Membre du Conseil d'administration de l'école polytechnique. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1989 et jusqu'en 2004. Détient 50 000 actions.

Pierre Vaillaud
66 ans. Ancien Président-directeur général d'Elf Aquitaine et de Technip. Administrateur de Technip et d'Egis. Membre du Conseil de Surveillance d'Oddo Pinatton. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 2000 et jusqu'en 2003. Détient 1 113 actions.

Lord Alexander of Weedon Q.C.
65 ans. Administrateur indépendant (1). Ancien Président du groupe Natwest. Président de : The House of Lords Delegated Powers and Deregulation Committee. Chancelier de l'Université d'Exeter. Administrateur de TOTAL FINA ELF S.A. depuis 1996 et jusqu'en 2002. Détient 800 actions
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Dernière édition par Satyneh le 4/8/2009, 10:47, édité 1 fois
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Joseck
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 08:50

Et n'oublions pas Pasteur !!!!!!!!!!!!
Sanofi Pasteur, la division vaccins du Groupe sanofi-aventis, est la plus grande société dans le monde entièrement dédiée aux vaccins humains.
http://www.sanofipasteur.com/sanofi-pasteur2/front/index.jsp?siteCode=SP_CORP&lang=FR

Eh! Pasteur Béchamp avait raison
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 08:59

Pour en savoir un peu plus sur Thierry Desmaret :
Citation :
Les réseaux de Thierry Desmarest
Jean-Luc Barberi - 01/02/2003 - L'Expansion


Se défiant des clans et des baronnies, le PDG de TotalFinaElf s'appuie sur un cercle de fidèles. En toute discrétion.

Thierry Desmarest est un mystère, un paradoxe. Président de TotalFinaElf, il est à la tête du premier groupe industriel français. Mis en cause après la catastrophe de l'Erika et l'explosion de l'usine toulousaine AZF, objet d'une plainte pour travail forcé en Birmanie déposée au tribunal de Nanterre, il est l'un des patrons les plus controversés du pays. Alors que ses prédécesseurs à la tête du pétrole français, tels François-Xavier Ortoli, Loïk Le Floch-Prigent ou Philippe Jaffré, s'appuyaient de façon notoire sur des réseaux efficaces - dans des registres très différents, il est vrai -, on ne connaît guère cette facette du pouvoir de Thierry Desmarest.

Cet homme qui a porte ouverte chez Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie, ou chez le prince sultan d'Arabie saoudite, qui fréquente le président vénézuélien Hugo Chavez oeuvre discrètement et recherche surtout l'anonymat après ses heures de travail. Il gagne sa maison du Luberon en TGV, flâne dans les rues du Quartier latin, près de son domicile parisien.

Pour les relations internationales courantes, Thierry Desmarest s'en remet à ses responsables de zone, comme Michel Bénézit pour l'Afrique, un continent où il ne se sent pas très à l'aise. « Le président Dos Santos attend toujours sa visite en Angola. Et avec Omar Bongo, le président gabonais, partenaire historique d'Elf-Aquitaine, les relations sont inexistantes », révèle Antoine Glaser, rédacteur en chef de La Lettre du continent. « Dans ses relations avec les chefs d'Etat, Thierry se sent plus proche de la neutralité des compagnies britanniques que de l'interventionnisme des Américains », tempère Jean-Marc Forneri, directeur du Crédit suisse devenu un proche depuis les campagnes Petrofina et Elf-Aquitaine. Le président de TotalFinaElf évite les pompeux cercles de réflexion et l'affection des puissants. X-Mines, il fréquente de loin l'association des anciens corpsars, même si l'on retrouve Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, au conseil d'administration de TotalFinaElf.

Il fonctionne sans directeur de cabinet

Parmi ses proches, on compte des membres de professions libérales (sa femme est elle-même médecin), des cadres d'entreprise ou ses voisins du Luberon, dont son frère. Ce dernier, ancien dirigeant de l'association Les amis de Jacques Chirac et familier de Charles Pasqua, a été « chargé de missions internationales comme envoyé personnel ». Thierry Desmarest entretient aussi des relations avec Jean-François Dehecq, patron de Sanofi-Synthélabo (dont TotalFinaElf est un actionnaire de référence), un autre chiraquien.

Cet admirateur de Raymond Barre serait un centriste bon teint. Après avoir commencé sa carrière par un séjour de quatre ans en Nouvelle-Calédonie, où il rencontre Jean-Marie Colombani, futur patron du journal Le Monde, il rejoint le cabinet de René Monory, au Commerce et à l'Artisanat, puis aux Finances. « Thierry Desmarest réussissait en tout », se rappelle, plein d'affection, l'ancien président du Sénat qui avait dû se battre pour l'imposer aux inspecteurs des Finances du cabinet. Il croise alors Michel Pébereau, X-Mines, et Philippe Jaffré, qu'il dépossédera plus tard du Groupe Elf.

En 1981, Thierry Desmarest prend la direction de Total en Algérie, un pays « sportif » en termes de diplomatie pétrolière. Amérique latine, Afrique de l'Ouest, Amérique du Nord et Extrême-Orient... en dix ans, il se hissera au sommet, empruntant la voie royale de l'industrie pétrolière : la branche exploration- production. En 1995, Serge Tchuruk lui confiera les rênes du groupe.

Tout au long de cette ascension, Desmarest ne s'est pas forgé de garde rapprochée. Tout juste un trio d'hommes avec lesquels il cultive des affinités : Jean-Pierre Seeuws, délégué général aux Etats-Unis, ancien compagnon de promotion à Polytechnique, Robert Castaigne, directeur financier, et le Sup de Co Christophe de Margerie, dont il apprécie le langage rugueux d'homme de terrain.

Depuis la prise de contrôle spectaculaire de son rival Elf grâce à la médiation finale de son ami Edouard de Royère (ancien d'Air liquide), le patron de TotalFinaElf veille à ce que ni clans ni baronnies ne se développent au sein du groupe.

A la différence de nombreux patrons de grands groupes, Thierry Desmarest n'a pas de directeur de cabinet. Il pilote l'entreprise en utilisant les informations qui remontent, grâce à plusieurs pipelines. Jean-Jacques Guilbaud, le directeur des ressources humaines, figure en bonne place parmi ses informateurs. Mais n'importe quel responsable peut s'adresser directement au patron... à condition d'avoir un dossier bien ficelé.

Pour gérer les conséquences médiatiques du naufrage de l'Erika, il s'est appuyé sur Pierre Guyonnet, le patron de la sécurité industrielle du groupe, et sur le centralien Michel Hourcard, son directeur de la communication.

Choqué par le drame de l'explosion d'AZF, il s'est rendu sur place le jour même et en a publiquement assumé la responsabilité bien avant que la moindre explication soit avancée. Ce professionnalisme ne l'a pas protégé. Faute peut-être du soutien d'un vrai « réseau »...

SES HOMMES DE CONFIANCE CHEZ TOTALFINAELF

Thierry Desmarest a développé des affinités avec son camarade de promotion Jean-Pierre Seeuws, directeur de la filiale américaine de Total, avec Robert Castaigne, le directeur financier et Christophe de Margerie responsable de l'exploration-production.
SES BANQUIERS AMIS

Il a fait connaissance avec Michel Pébereau lors de son passage au ministère des Finances. Le patron de la Banque nationale de Paris siège au conseil d'administration du groupe aux côtés de Daniel Bouton, de la Société générale. Jean-Marc Forneri, directeur du Crédit suisse, le conseille depuis la reprise de Petrofina.
SES AFFINITÉS POLITIQUES

Raymond Barre est un modèle politique. René Monory l'a imposé lorsqu'il était ministre des Finances.
SES SOUTIENS PATRONAUX

Serge Tchuruk l'a intronisé à la tête de Total. Après la reprise de Petrofina, il est en bons termes avec Albert Frère.
SES DÉMINEURS DANS L'AFFAIRE AZF

François Cornélis

Jean-Jacques Guilbaud

Patrick Timbart

Respectivement DG chimie, DRH et délégué à Toulouse, ces hommes pansent les plaies de la catastrophe d'AZF.
Thierry Desmarest en six dates

- 18 décembre 1945 : naissance à Paris

- 1971-1975 : directeur des Mines en Nouvelle-Calédonie

- 1975-1980 : conseiller auprès des ministres de l'Industrie, puis de l'Economie

- 1981 : entre chez Total comme directeur de Total-Algérie

- 1995 : PDG de Total

- 2000 : PDG de TotalFinaElf
Source

A noter aussi qu'Elf Aquitaine appartenant par le passé à l'Etat, est privatisée en 1994.

On en était en 1998 alors qu'Elf/Sanofi fusionnait avec Synthélabo/L'Oréal pour devenir : Sanofi/Synthélabo, c'est là que Sanofi prend une orientation beaucoup plus tournée vers les recherches pharmaceutiques et l'espoir de devenir un champion au classement mondial.
Un petit rappel qui permet d'en savoir plus sur Synthélabo:
Citation :
DOCUMENT POWERPOINT sanofi, créé en 1973 par la Société Nationale des Pétroles d´Aquitaine avait, à l´origine, deux axes stratégiques de départ : la santé (pharmacie) et beauté. Synthélabo, a été crée en 1970 par les Laboratoires Dausse et les Laboratoires Robert et Carrière et représente le 3ème groupe pharmaceutique français. Le 18 mai 1999 : fusion-absorption de sanofi et de Synthélabo par sanofi-Synthélabo et le 25 mai 1999: cotation de l’action sanofi-Synthélabo à la Bourse de Paris. Leur but premier était de constituer un groupe pharmaceutique de dimension mondiale. Nous verrons ainsi leurs motivations, points forts et faibles, la valorisation de ce rapprochement, l´évolution et la performance de l´action.
source
Elf en 1999 (1 an plus tard) est racheté par TotalFina sous TotalFina SA mais la nouvelle dénomination en 2000 le fait réapparaitre sous TotalfinaElf pour re-disparaitre sous Total SA en 2003.
Un petit aperçu des rumeurs en automne 2000:
Citation :

Rumeur
02/10/2000 à 10h00
Sanofi-Synthelabo : où sont passés les titres reclassés par Total?

(Boursier.com) -- Le reclassement de titres Sanofi-Synthélabo opéré le 20 septembre dernier par Merill Lynch pour le compte de TotalFina-Elf a fait réagir le marché négativement... pourtant les opérateurs se sont ravisés par la suite sur de nouvelles rumeurs de rachat à l'initiative de Bristol-Myers.

Le laboratoire américain a convoqué la presse en annonçant une stratégie de croissance dynamique qui passe par l'Europe et le Japon, le groupe visant un doublement de son CA et de ses résultats sur 5 ans.

Certains allaient même jusqu'à évoquer la reprise par Bristol-Myers d'une partie des titres Sanofi reclassés par Merill Lynch.

Selon nos informations, c'est un autre groupe américain, AHP, qui serait sur le point de finaliser un dossier de reprise en France fort des indemnités récupérées dans l'affaire Lambert, laquelle a vu l'échec du rapprochement entre les deux groupes.

Total serait prêt à poursuivre son désengagement sans pour autant remettre en cause le pacte qui le lie avec l'Oréal jusqu'à 2004, mais le laboratoire américain est-il d'avis d'attendre encore 4 ans ?

©2000, 2009 www.boursier.com
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 09:00

(Oui Joseck j'allais poster à ce sujet mais mon message étant trop long j'ai du le couper en deux Wink : je commence à aborder Pasteur en fin de ce post mais j'y reviendrai plus tard )

Entre temps, en 2001, un de ses pôles d'activité explose:
Citation :
En 2001, l'explosion survenue à l'usine AZF Grande Paroisse de Toulouse et le grave accident qu'a connu l'usine américaine d'Atofina Chemicals de Riverview (Michigan, États-Unis) sont venus tragiquement rappeler que les métiers du pétrole et de la chimie sont dangereux.
source : site Total où l'on peut voir les activités de la société en 2001.
Les enquêtes parallèles semblent soupçonner des activités secrètes expérimentales militaires du côté de la SNPE, et mettre en évidence que si le parquet bloque autant les témoignages et apports scientifiques, les arrange à sa sauce, fait silence sur le 2ième sous-sol, et désigne des coupables qui arrangent tout le monde, c'est parce qu'un ordre plus haut ne peut livrer des raisons "secret défense". Le changement de juge en cours d'instruction, et sa promotion ensuite dans la belle planque dorée qu'est la Principauté de Monaco (je donnerai les sources plus tard car je ne sais plus où j'ai lu ça), pourrait aussi valider le manque d'équité et d'honnêteté dans cette affaire, aux yeux des enquêteurs et des témoins toujours en attente de vérité qui tienne la route.
Cependant on peut se demander quel rôle joue une administration qui a un pied dans TotalfinaElf et un autre plus tard, dans Sanofi/x labos, qui dès l'année suivante déclarait ses projets à ampleur mondiale dirigés vers la recherche pharmaceutique et la... "santé".

Car en 2002, Sanofi/Synthélabo, labo de recherche pharmaceutique se retrouvant désormais tout seul sur le pôle chimique de TotalFinaElf au milieu d'un chantier de ruines déblayées, met en place ses super projets (qui tombent à pic avec ceux de Douste Blazy pour son Canceropôle Européen.)
En voici quelques uns :
Citation :
Sanofi-Synthelabo à Toulouse : Projet d’extension du centre de recherche
Le Centre de Recherche de Sanofi-Synthelabo à Toulouse, où travaillent 450 personnes, est au cœur d’un programme d’extension. Le centre, qui dispose de 19 000 m2 de locaux, prévoit de lancer un programme d’investissement pluriannuel, avec en 1ère tranche la construction d’un bâtiment de 9 000 m2 (cf. MPS N° 1338). Dans la foulée, un réaménagement de l’ensemble des accés et des parkings sera engagé avec l’acquisition de terrains en prolongement du site pour permettre ce redéploiement. Le projet fait l’objet d’une demande de permis de construire et d’une enquête publique liée à l’installation dans le bâtiment d’un système de réfrigération.
[u]Rappelons que le Centre de Recherche de Sanofi-Synthelabo à Toulouse est spécialisé dans la recherche pharmaceutique en amont et le développement pré-clinique de nouvelles molécules dédiées au traitement de maladies cadio-vasculaires et de maladies du système nerveux central[/u].Ainsi, l’Arixtra, indiqué dans la prévention des thromboses veineuses profondes pouvant conduire à une embolie pulmonaire, développé conjointement par Sanofi-Synthelabo et Organon et qui vient d’obtenir en fin 2001 le feu vert de la Food and Drug Administration (FDA) pour une mise sur le marché américain, est directement issu des travaux des équipes toulousaines du département cardio-vasculaire/thrombose de Sanofi-Synthelabo.
[url=http://209.85.229.132/search?q=cache:m-NddJBWlrcJ:www.midipresse.fr/fr/article,3595.html Sanofi Recherche et Développement toulouse 2001&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-a]source[/url]

En 2003, Sanofi/Synthélabo semble être en pleine forme :
Citation :
Sanofi-Synthélabo voit l'avenir en rose
La Vie Financière N°3039 / Vendredi 05 Septembre 2003 / Catégorie : Actualité

N'en déplaise aux éventuels prédateurs, le capital de Sanofi-Synthélabo devrait rester contrôlé jusqu'en décembre 2004. « Le pacte d'actionnaires qui lie Total à L'Oréal sera mené à son terme. Cependant, nous n'avons pas l'intention de le prolonger davantage [NDRL : jusqu'à la fin 2005] », nous a précisé Thierry Desmarest, patron du groupe pétrolier. Détenteur de 24,4 % du capital (34,8 % des droits de vote) de Sanofi-Synthélabo, Total ne manque pas de liquidités pour financer son développement. Quant à L'Oréal, propriétaire de 19,5 % des parts (27,9 % des droits de vote), il pourrait même rester actionnaire après la fin du pacte, a précisé son président, Lindsay Owen-Jones.

Total comme L'Oréal n'ont pas vraiment à se plaindre de leurs investissements. Sanofi-Synthélabo se porte comme un charme. Au premier semestre 2003, son bénéfice net a progressé de 13,7 %, à 944 millions d'euros. Et le laboratoire vient de rehausser ses prévisions 2003, tablant désormais sur une progression proche de 15 % de son chiffre d'affaires (et non plus de 12,8 %). L'objectif de 20 % de hausse du résultat net par action (avant éléments exceptionnels et amortissement des survaleurs) devrait être atteint, en dépit d'une parité de 1,10 dollar pour 1 euro nettement moins favorable que prévu (1 pour 1). Pourtant, ces bonnes nouvelles ne doivent pas cacher les inquiétudes des analystes sur la capacité du groupe de santé à trouver des relais de croissance d'ici à 2007. En attendant, son nouveau programme de rachat d'actions de 1 milliard d'euros, financé par sa trésorerie nette (1,96 milliard d'euros à fin juin), pourrait avoir un impact positif sur son BNPA dès 2004.
source



En 2004, le rêve de devenir "champion national" apparait dans cet article expliquant les raisons d'une fusion entre Sanofi/Synthélabo et Aventis :
Citation :
Sanofi-Synthelabo : L'aboutissement d'une entreprise peu commune
Le 28 janvier 2004 par Rédaction L'Usine Nouvelle
* Mots clés : Aquitaine

Volonté d'entreprendre, stabilité de l'actionnariat et managériale, capacité d'innovation : la réussite de Sanofi-Synthelabo tient en ce triptyque.

Désuète l'idée de créer un " champion national " en 2004 ? On peut se le demander à entendre les réactions à l'OPA lancée par le français Sanofi-Synthélabo sur Aventis. L'offre n'a-t-elle pas été, pour cette raison précise, jugée positive, tant par le chef d'entreprise devenu ministre de l'Economie et des Finances, Francis Mer, que par le ministre des Affaires sociales, François Fillon... et un Marc Blondel, secrétaire général de Force Ouvrière, habituellement plus critique à l'égard des grandes manoeuvres du capitalisme financier.
" Paris semble encore accro à l'idée de créer des champions nationaux ", titrait d'ailleurs le " Financial Times " dans son éditorial publié au lendemain de l'annonce de l'OPA, se faisant ainsi l'écho de la traditionnelle suspicion anglo-saxonne à l'égard de notre esprit cocardier. Le journal de la City semble avoir oublié que le numéro un de la pharmacie mondiale, l'américain Pfizer, ne doit son rang qu'aux rachats successifs de ses compatriotes Warner-Lambert (1999) et Pharmacia (2002). Tout comme le numéro deux, le Britannique GSK, qui doit sa propre place aux fusions successives de Wellcome et Smithkline Beecham. Et si le suisse Novartis (né de la fusion des deux géants Bâlois Ciba Geigy et Sandoz) parvient à mettre la main sur son autre voisin historique Hoffman La Roche, dont il déjà détient déjà 30 %, l'industrie helvétique sera de nouveau présente aux tous premiers rangs de la pharmacie mondiale.
Longtemps, Aventis (ou sa composante d'origine française, Rhône-Poulenc) a fait sa propre course à la taille critique en prenant apparemment une voie plus moderne. La quête de croissance s'est faite au-delà des frontières de l'Hexagone. En témoignent les acquisitions, puis fusions successives depuis 1989, de l'américain Rorer, du Canadien Connaught, du Britannique Fisons et enfin de l'allemand Hoechst ! Pendant ce temps, Sanofi se contentait d'un mariage avec son compatriote Synthélabo, après s'être pendant plus d'un quart de siècle construit à partir de rien, par agrégations successives de dizaines de petits laboratoires indépendants français. Des laboratoires séduits par l'idée de rejoindre deux hommes issus d'Elf Aquitaine, les deux présidents charismatiques successifs de Sanofi, René Sautier, puis Jean-François Dehecq. Le succès de Sanofi tient certainement à trois caracté-ristiques. D'abord, une culture et une aventure entrepreneuriale portée depuis 15 ans par un Jean-François Dehecq à la carrure d'un deuxième ligne de rugby et dotée d'une force de conviction peu commune, matinée de paternalisme. Ensuite, le résultat d'un actionnariat stable : longtemps la " start-up Sanofi " a été un appendice du puissant groupe pétrolier Elf Aquitaine, à l'ombre duquel elle s'est développée, avant d'être protégée après sa fusion avec Synthelabo par le pacte d'actionnaires conclu par Total et L'Oréal. Enfin, si Sanofi-Synthélabo est aujourd'hui si bien " coté " en Bourse, c'est que ses efforts de recherche et développement ont été judicieux : cela fait des années que les analystes saluent sa capacité d'innovation et ont confiance en son " pipe-line " de nouveaux produits.
Volonté d'entreprendre, stabilité de l'actionnariat et managériale, capacité d'innovation : la réussite de Sanofi-Synthelabo tient en ce triptyque.
Par Jean-Léon Vandoorne, directeur de la rédaction
source





Vous allez me dire : et le Dieu des Vaccins dans tous ça ?
Car vous avez sans doute remarqué les dernières transactions 2009 apparaissant sur l'article des Rumeurs de l'année 2000 :
Citation :
* 03/08/2009 Sanofi-aventis : vend à Nycomed un portefeuille de génériques représentant 17 ME de ventes a...
* 31/07/2009 Sanofi-aventis : le rapprochement Merial / ISP serait une bonne nouvelle
* 30/07/2009 Sanofi-Aventis : Nomura dégrade
* 30/07/2009 Sanofi-Aventis : Crédit Suisse vise 52 Euros
* 30/07/2009 Sanofi-aventis : rachète la part de Merck dans Merial pour 4 Mds$, avant la création d'un gé...
* 29/07/2009 Sanofi-aventis : proche d'un rachat des 50% de Merck dans Merial ("The Wall Street journal")
* 29/07/2009 Sanofi-aventis : proche d'un rachat des 50% de Merck dans Merial ?
* 29/07/2009 Sanofi-aventis : le groupe a retrouvé des couleurs
* 29/07/2009 Sanofi-aventis : forte hausse du bénéfice net au second trimestre
* 28/07/2009 Sanofi-aventis : Multaq disponible dans les pharmacies aux Etats-Unis
* 27/07/2009 Sanofi-aventis : rachète Shantha à Mérieux
* 23/07/2009 Sanofi-Aventis : accueille favorablement la position de l'Agence Médicale Européenne sur la ...
* 17/07/2009 Sanofi Aventis : phase III pour le BSI-201
* 16/07/2009 Sanofi-aventis : l'Etat commande 28 millions de vaccins contre la grippe A
* 15/07/2009 Sanofi-aventis : le titre ne rate pas la hausse

Plus d'actualités sur Sanofi-aventis
Attention, notre rubrique "Rumeurs" se veut l'écho des informations qui circulent dans les salles de marché. Ces rumeurs ne pouvant être vérifiées, elles doivent donc être considérées avec précaution.
Hé bien ! Pasteur apparait aussi chez Total. Car Total, attention, si vous avez pensez que ce groupe n'était qu'un profiteur des pays colonisés par la France et la Belgique pour y piller sans scrupules leurs ressources naturelles, affiche une vitrine humanitaire des plus attendrissante : La Fondation Total.

(au passage, un site qui peut être intéressant, pas eu le temps de le lire encore :
http://fr.transnationale.org/entreprises/total.php


Dernière édition par Satyneh le 4/8/2009, 10:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 09:11

Donc, ce qu'on peut voir sur le site "Fondation Total", je l'affiche ici avant de retourner vers les transactions Sanofi/Synthélabo devenant Sanofi/Aventis.
Citation :
Contrer la maladie sur le terrain


Aux
côtés de l'Institut Pasteur, la Fondation contribue au développement de
programmes de formation pour améliorer la situation sanitaire des
populations pauvres. Elle bénéficie, depuis 2005, de l'expertise et de
l'engagement du Professeur Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de
Médecine en 2008 et référente scientifique de l'accord de mécénat
Total-Pasteur.











Formation du personnel médical et paramédical au Cameroun, en Angola, en Chine et au Maroc

Agrandir le visuel
























Lutter contre les pandémies

La
Fondation en a fait une de ses priorités en s’appuyant sur l’Institut
Pasteur de Paris et son réseau international. Fort de son maillage
géographique, de sa connaissance des acteurs locaux et de la qualité de
son expertise en virologie, l’Institut Pasteur conseille la Fondation
sur le soutien d’actions de terrain visant à former des femmes et des
hommes qui transmettront leur savoir et renforceront les capacités de
prévention et de traitement. Des démarches ont été initiées au Maroc,
en Angola, au Cameroun, à Madagascar ou encore en Chine. En Angola
Depuis
2006, la Fondation soutient l’ONG Centro de Apoio aos Jovens (CAJ) qui
déploie des actions de prévention du VIH et des IST auprès des jeunes
dans son centre à Luanda et à partir d’un réseau de neuf dispensaires
de la banlieue luandaise. Ce partenariat a permis d’améliorer les
infrastructures du CAJ, de former plus de cent cinquante acteurs de
santé et des instituteurs et de renforcer les consultations et les
propositions de tests. Le renouvellement du partenariat pour deux ans
en 2008 va notamment permettre la poursuite des formations et
l’acquisition d’une unité mobile de consultations et de tests sur le
terrain. Au Cameroun
Faciliter les
conditions de prise en charge et le suivi thérapeutique de nourrissons
et d’enfants infectés par le VIH et permettre un accompagnement
psychosocial des familles : tel est le programme que la Fondation
s’apprête à soutenir.
Il prolonge une recherche de l’Agence
nationale de recherche sur le sida et les hépatites virales sur le
diagnostic précoce d'infection et le suivi biologique d’enfants nés de
mères infectées. En Chine
La Fondation a
choisi de s’associer à trois recherches de l’Institut Pasteur de
Shanghai-Académie des Sciences de Chine sur diverses formes
d’hépatites, maladie fortement répandue dans le pays et souvent taboue.
Le partenariat, signé en mai 2008, concerne également le financement
d’actions de sensibilisation de médecins et d’étudiants en médecine à
l’hépatite et aux maladies transmissibles, y compris les IST. Au Maroc
Depuis
2007, la Fondation est engagée aux côtés de l’Institut Pasteur du Maroc
et de l’Association marocaine de lutte contre le sida (ALCS). Créée en
1988, l’ALCS développe des programmes pour prévenir l’extension du sida
auprès des populations vulnérables à l’infection VIH avec l’appui du
Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.
Le
programme financé par la Fondation porte sur le suivi épidémiologique
et la prévention des IST auprès des transporteurs routiers dans les
grandes gares routières de l’axe nord-sud marocain.


Lutter contre les diarrhées infantiles


Les
maladies diarrhéiques sont un fléau pour les jeunes enfants en Afrique
tropicale. Pour les soigner à temps, il faut en déterminer rapidement
la cause, virus ou bactéries. Après un soutien aux recherches conduites
par les Instituts Pasteur de Paris en liaison avec ceux de Madagascar
et de Bangui sur des outils de diagnostic rapide, la Fondation va
accompagner ces deux instituts dans la formation de personnel médical
et social, et le renforcement des moyens de centres pédiatriques à leur
détection et à la formation à l’hygiène des mères.
Solidarité et Santé, qu'est-ce que c'est mignon avec Total et Pasteur et Sanofi et compagnie Smile
On va déchanter avec la liste de tous les médocs que balancent Sanofi Aventis qui sont bien plus tard retirés du marché (mais bien plus tard car il faut à chaque fois éliminer les stocks)...
Mais je n'en suis pas encore là.
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 09:33

Le projet de fusion avec Aventis (Rhône-Poulenc etc), officiellement déclaré en 2004, on le retrouve à peine effleuré et dénié par les concernés, dans les archives de 1996 de Les Echos (fin d'article). On peut aussi y lire les raisons des projets de mariage avec Synthélabo.
Citation :
INDUSTRIE • ÉNERGIE
Le pétrolier français ne fait pas du maintien de sa majorité dans sa filiale un préalable à un rapprochement avec un
concurrent.
Elf prêt à perdre le contrôle de Sanofi en cas de fusion
Les Echos n° 17298 du 20 Decembre 1996 • page 8

Vingt-trois ans après avoir créé ex nihilo l'Omnium Financier Aquitaine pour l'Hygiène et la Santé, ancêtre de « la Sanofi », Elf Aquitaine a décidé de donner davantage d'indépendance à sa filiale à 53 % (après dilution des obligations convertibles). Le pétrolier français a annoncé hier qu'il « pourrait être souhaitable que Sanofi se rapproche par voie de fusion d'autres laboratoires pharmaceutiques ». Dans cette hypothèse, Elf resterait « un actionnaire de référence » pour Sanofi, « mais ne ferait pas du maintien de sa majorité actuelle un préalable ». En clair, après avoir tergiversé pendant des années, le conseil
d'administration d'Elf a accepté, hier, à l'unanimité, de perdre le contrôle de sa « petite diversification » dans la santé et la beauté, devenue aujourd'hui un groupe de 23 milliards de francs de chiffre d'affaires _ numéro deux français de la pharmacie _ à partir d'une mise de fond de 1 milliard en 1973. Cela dans le but « d'accélérer son développement et accroître sa rentabilité », indique son communiqué.
Rumeurs récurrentes
Née de la volonté de Pierre Guillaumat, à l'époque patron d'Elf Aquitaine, de construire une industrie nationale forte, la présence de cette diversification dans la santé, les bio-activités et les parfums au sein d'un groupe pétrolier se justifie de moins en moins aux yeux de certains analystes financiers. Elf a pourtant toujours préféré conserver le contrôle capitalistique de sa filiale, tout en laissant les rênes à Jean-François Dehecq, cofondateur de Sanofi avec René Sautier. Toutefois, il y a trois ans, Loïk Le Floch-Prigent, alors à la tête de la compagnie pétrolière, avait envisagé de séparer Sanofi de sa maison mère, avant de renoncer à ce projet.
Qu'est-ce qui a finalement décidé Philippe Jaffré à lui donner aujourd'hui plus d'autonomie ? Le conseil d'administration d'Elf évoque dans son communiqué les « perspectives ouvertes dans la pharmacie par les récents succès de la recherche »
de Sanofi. A la mi-novembre, le laboratoire a rendu publics les résultats des essais d'un de ses futurs grands médicaments _ un
fluidifiant du sang _, qui ont toutefois reçu un accueil mitigé de la part de la communauté financière.
Surtout, depuis un mois, le patron de Sanofi montre un intérêt plus appuyé pour les grandes manoeuvres dans la pharmacie, déclarant au « Monde » et au « Wall Street Journal » que son entreprise « participera aux restructurations dans l'industrie pharmaceutique ».

La volonté de Philippe Jaffré de recentrer le groupe sur le pétrole aura sans doute fait le reste.
Philippe Jaffré et Jean-François Dehecq ont­ils une idée derrière la tête ?
Chez Sanofi, on se contente d'indiquer que cette décision « constitue une possibilité supplémentaire de développement, au cas où une opportunité se présenterait ». Banquiers et analystes financiers ont à l'esprit les rumeurs récurrentes de rapprochement avec Synthélabo.
Un appel du pied à L'Oréal ?
Certains voient dans le communiqué d'Elf un appel du pied à L'Oréal, maison mère du troisième groupe pharmaceutique français. Il est vrai que le projet d'un « billard à trois bandes » est dans les cartons depuis longtemps.
Acte I:
une fusion entre les numéros deux et trois français donnerait naissance à un groupe de près de 30 milliards de francs de chiffre d'affaires dans la pharmacie, se situant dans les 15 premiers mondiaux (au lieu du vingt-troisième rang pour Sanofi).
Avec cependant une taille encore inférieure à celle de la pharmacie de Rhône-Poulenc.
Le pôle beauté (3,9 milliards de francs de ventes hors affiliés) avec des marques comme Yves Saint Laurent, Van Cleef, et
Roger & Gallet pourrait ainsi passer chez L'Oréal.
Acte II:
Synthélabo se renforce aux Etats-Unis, en reprenant le contrôle de son joint-venture avec l'américain Searle, ce qui pourrait se faire uniquement à compter de 1999.
Scène finale:
cette dernière opération ouvre la voie à un mariage avec Searle, offrant à Sanofi-Synthélabo l'opportunité d'acquérir l'assise nord-américaine qui leur manque tant.

Intellectuellement séduisant, le scénario n'a pas forcément la faveur des patrons de Sanofi et de Synthélabo. Jean-François Dehecq a indiqué hier aux syndicats qu'il souhaitait conserver les activités beauté et diagnostics, et entendait rester à la tête de l'entreprise.
De son côté, Synthélabo négocie actuellement un rapprochement avec l'un des laboratoires pharmaceutiques indépendants français.
Maintenir Sanofi en France
L'hypothèse d'un rapprochement avec Rhône-Poulenc Rorer a été formellement réfutée hier par Igor Landau, patron de la branche santé de Rhône-Poulenc. « Nous ne sommes pas intéressés par une alliance ou une acquisition dans la pharmacie »,
a­t­il déclaré.
Restent deux pistes, les françaises et les étrangères.
Côté français, les regards se tournent évidemment vers Servier et Pierre Fabre. Un tel rapprochement aurait le mérite de régler les problèmes de succession de ces groupes sans toutefois avoir la même portée stratégique.
Côté étranger, Bristol-Myers Squibb a déjà des accords de licence importants avec Sanofi, mais d'autres firmes
américaines pourraient convoiter une telle base européenne. Toutefois, « l'objectif de maintenir Sanofi en France a été réaffirmé lors du conseil , souligne un administrateur d'Elf Aquitaine. Mais on ne s'interdit pas de regarder des solutions intelligentes à l'étranger ».
Ayant construit Sanofi par une série d'acquisitions pour assurer une croissance constante, Jean-François Dehecq sait de toute façon que le laboratoire devra encore grandir afin de remporter le pari lancé en
1973 par Pierre Guillaumat.

LAURENT FLALLO





source

Lorsque les épousailles de Sanofi/Synthélabo avec Aventis sont officialisées en 2004, la CGT rouspète et se pose la question du devenir du social et de l'humain, du sérieux des recherches et du souci de la restriction du personnel, dans toutes ces transactions financières visant à porter Sanofi au 3ième rang mondial pharmaceutique.
Citation :

OPA de Sanofi Synthélabo sur Aventis : conférence de presse de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT
10 février 2004
(Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT)

La décision prise au soir du 25 janvier 2004 par le groupe SANOFI SYNTHELABO d’acquérir le groupe AVENTIS est une décision très lourde de conséquences, tant du point de vue économique, politique et social.

Cette décision, telle qu’elle est présentée par la direction de SANOFI SYNTHELABO, vise à propulser le groupe au 1er rang européen et au 3ème rang mondial. Cette affirmation, de la direction de SANOFI SYNTHELABO, montre qu’il s’agit de redessiner le paysage pharmaceutique mondial. Chacun sait que dans ce domaine, les intérêts financiers étant
ce qu’ils sont, les acteurs du secteur feront tout pour préserver leur pré carré.

La bataille qui s’engage à coup de milliards de dollars ou d’euros nous permet d’affirmer aujourd’hui, au niveau de la CGT, qu’après cette décision prise par SANOFI SYNTHELABO, plus rien ne sera comme avant, que ce soit pour le soi-disant « agresseur » ou le soi-disant « agressé », mais surtout pour les victimes, les salariés, et bien évidemment derrière cela, toute l’industrie pharmaceutique, la santé publique en France, en Europe et dans le monde.

Cette offensive concertée ou non par SANOFI SYNTHELABO avec une campagne de communication sans précédent, doit nous amener à nous poser la question des résultats réels de cette offensive.

L’expérience de toutes les fusions, amicales ou inamicales, de toutes les restructurations dans l’industrie chimique en général, et
dans l’industrie pharmaceutique en particulier, ont toutes eu le même résultat :

Affaiblir le potentiel de recherche et diminuer l’offre de médicaments dont les patients ont besoin ;

Accentuer le processus de désindustrialisation organisé en France et en Europe ;

Diminuer les capacités d’information et de formation médicale.

La lutte de notre Fédération et de ses syndicats n’est pas une lutte pour ou contre l’OPA.

Pour la CGT, il s’agit de faire prévaloir les intérêts des salariés menacés aujourd’hui à l’identique dans les deux groupes en ce qui concerne :

Leur emploi

Leur statut

Leur avenir.

Face à cette situation nouvelle, la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT et ses syndicats exigent l’arrêt immédiat des fermetures, des restructurations et des cessions en cours.

Les besoins de santé des populations en France, en Europe et dans le monde, montrent que les deux groupes doivent conserver et renforcer leurs sites, leurs activités, leurs emplois.

On ne peut dissocier le social de la santé. D’ailleurs, l’accès au système de soins, perçu comme un droit fondamental, doit être protégé de façon active par tous les acteurs de la Société, les dirigeants de nos grands groupes, mais surtout par les pouvoirs publics.

Ne pas le faire, c’est déjà accepter une société malade. D’ailleurs, nous déplorons les dernières mesures du gouvernement car le non remboursement de plus de 450 médicaments va, non seulement se traduire par un non accès aux soins pour les plus pauvres, mais aussi par des menaces de fermetures d’une demi-douzaine de laboratoires de recherche.

Dans ce contexte d’OPA, de fusions, de politique de santé menée par MATTEI, beaucoup de questions se posent sur l’avenir de l’industrie pharmaceutique.

Sous quelles formes s’organisent la recherche et le développement de nouveaux produits pharmaceutiques, de façon que ceux-ci soient disponibles et immédiatement accessibles à tous ceux qui en ont besoin ?

Comment orienter l’industrie pharmaceutique vers des objectifs compatibles avec l’amélioration de la santé et la qualité de la vie, plutôt que vers la seule expansion économique liée à la rentabilité et aux profits ?

Ce n’est pas l’OPA ou la fusion entre ces deux grands groupes qui répondront favorablement à ces deux questions.

En plein débat sur le devenir de la Sécurité Sociale, on peut s’interroger sur les sommes engagées dans cet OPA qui, de fait, seront des moyens en moins pour la santé publique et la situation sociale des
salariés de la filière du médicament.

Vente de Notre-Dame-de-Bondeville chez SANOFI SYNTHELABO, de Villeneuve la Garenne chez AVENTIS, fermeture de la recherche d’AVENTIS à Romainville, menace sur Compiègne et Elbeuf, ces choix stratégiques et purement financiers ne répondent pas aux besoins de santé et de la population.

Cette situation va affaiblir le potentiel de recherche et diminuera l’offre de médicaments dont le patient a besoin.

Beaucoup de questions sont soulevées
source
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   4/8/2009, 10:11

Le 10 Mars 2004, dans Simples Citoyens (Grenoble, le 10 mars 2004), 9 pages intitulées : La véritable histoire de NanoBio (pour ce qu'on en sait) dénoncent les projets de nanotechnologie de SanoFi Aventis et co.
(avec aussi ce projet de Canceropôle ?!)
En voici l'intro :
Citation :
Qui sont les partenaires des congrès de nanobiotechnologies à Grenoble ? L'Oréal, Sanofi-Synthélabo, la Société de Chimie Industrielle, Apibio, NanoBio. Entre le projet NanoBio et celui des nanobiotechnologies en général se déploie un programme qui, partant de la nano-médecine (nano-
particules, nano-prothèses, pompes, implants, caméras) et de la ano-police (puces et biopuces, contrôle du milieu et traçabilité du cheptel humain), vise à l'avènement de l'homme-machine via les "technologies convergentes". Ce projet de société soutenu par d'éminents technarques de la National
Science Foundation (NSF), les promoteurs de NanoBio et de son réseau européen Nano2Life l'ont dissimulé aux élus, qui l'ont financé sans curiosité excessive. Du montage de NanoBio, voici quelques éléments échappés à l'extrême discrétion de ses comploteurs.

A lire avec prudence pour son caractère "anti-conspirateur", cependant il foisonne d'infos (à vérifier)
Comme :
Citation :
L'amélioration de l'humain
En 2003, le congrès Nanobiotechnologies II se tient du 22 au 24 avril au World Trade Center – de Grenoble - avec le patronage de l’Oréal, de Sanofi-Synthélabo, de l’Ambassade de France aux Etats-Unis (mission pour la Science et la Technologie), et bien sûr de la Ville de Grenoble et du Conseil Général de l’Isère. Parmi les exposants, le Commissariat à l’Energie Atomique et son rejeton Apibio. Parmi les organisateurs, Françoise Charbit (CEA-NanoBio), Patrick Boisseau (CEA-NanoBio) et Marc Cuzin (le patron d’Apibio). Le Daubé lâche deux nuages d’encre d’où il ressort que ce congrès réglé en commun par NanoBio et la Société de Chimie Industrielle, vise à faire le point sur le ciblage des médicaments, les détections de micro-organismes, les analyses in vivo, les nano-objets, moteurs moléculaires et biopuces.
NanoBio ? Un projet structuré pour réunir les chercheurs et entreprises spécialisées dans les nanobiotechnologies. Pour l’heure huit personnes du CEA, de l’UJF (et notamment du Centre Hospitalier Universitaire), dont Françoise Charbit et Patrick Boisseau.
Et :
Citation :
L'Oréal et les nanos : cancer et police
Les progrès des la science se reflètent dans vos cheveux parce que vous le valez bien..
Chacun connaît le groupe L’Oréal (Garnier, Lancôme, Helena Rubinstein, Biotherm, Vichy, Ralph Lauren, Armani, Cacharel etc.), numéro un mondial des cosmétiques avec un chiffre d’affaire consolidé de 13,7 Mds € et 50 000 employés dans 130 pays. On sait que sa propriétaire, Lilianne Bétancourt est la plus grosse fortune de France. On se souvient que la maison fondée par Eugène Schueller, le financier de la Cagoule a recyclé nombre d’antisémites et de Cagoulards (Jean Corrèze, Jean Filliol), dans ses filiales
étrangères, et qu’on a bien travaillé avec les Allemands sous l’Occupation. On apprend – courtoisie de l’association de défense des habitants de Chelles – que la société projette d’y installer un entrepôt "Seveso" (43 tonnes de matières inflammables et explosives, plus 2850 tonnes de matières combustibles au milieu des pavillons et des écoles). Aussi n’est-on pas vraiment surpris de voir la vieille sorcière touiller maintenant dans la marmite des nanobiotechnologies.
Depuis sa création en 1907 par le chimiste Eugène Schueller, L’Oréal n’a cessé d’investir dans la recherche pour produire ses crèmes, shampoings et parfums. "Etant donné que les interstices de l’épiderme mesurent environ 100 nanomètres, les nanovecteurs offrent la meilleure solution au problème
du transport et de la concentration dans la peau, des ingrédients actifs."
Rappel, Mesdames et Mesdemoiselles : les souris exposées à l’inhalation de nanoparticules de carbone meurent en moins de sept jours, les poumons ravagés.
Ou:
Citation :
L'éthique, il y a des comités pour ça
Sanofi-Synthélabo, l'autre "sponsor" de ce congrès Nanobiotechnologies II, est contrôlé de concert par L’Oréal et TotalFinaElf selon un pacte d’actionnaires qui lie les deux groupes jusqu’au 2 décembre 2004.
Les médias ont claironné ces dernières semaines l'offre de rachat d'Aventis par Sanofi-Synthélabo. En 2003, a-t-on appris, Sanofi-Synthélabo a réalisé un chiffre d’affaires de 8048 M€, en augmentation de 15,6 % sur celui de 2002 ; lequel était déjà en augmentation de 12,8 % sur le précédent.
Les secrets de cette réussite ? La concentration du laboratoire sur quatre marchés juteux : maladies cardio-vasculaires, système nerveux central, médecine interne et l’inévitable cancer. "De nouveaux résultats de
R&D très positifs… Tirapazamine poursuit son développement dans le cancer de la tête et du cou, mais a été arrêté dans le cancer du poumon."
Et des procédés commerciaux illégaux mais fructueux. "Sanofi-Synthélabo ne s’embête plus avec la loi anti-cadeaux de 1998, qui interdit aux labos de couvrir de présents les médecins susceptibles de prescrire leurs pilules et leurs potions ." Le Canard Enchaîné publie les consignes du labo à ses visiteurs médicaux :
"remettre au médecin le tensiomètre, et aux infirmières les montres, sans oublier la sacoche Vuarnet au spécialiste lors de cette deuxième visite, ou refixer dans un délai de 15 jours une nouvelle visite pour s’assurer que tous les patients sont inclus dans l’enquête et remettre les cadeaux."
C’est avec ce parangon "d’éthique" que le CEA-Léti développe le projet BioChiplabTM, un "système microfluidique couplé à un spectromètre de masse, dédié à la protéomique et à la pharmacologie."
Autrement dit, un détecteur de filons.
source

Enfin, voilà, Sanofi Aventis, le super champion mondial, le grand Labo pharmaceutique qui vous farfouille tout, vous "soigne" tout et se trouve partout, est enfin né.

De 2004 à ce jour, il fournit plein de médicaments et continue d'acheter plein de sociétés...
Je ne sais pas combien de cochonneries (pardon aux cochons d'ailleurs, les porcs valent bien mieux) furent retirées en tout, en voici quelques unes :

Pour commencer, en 2005 :
Citation :

Dépêche

Les immunostimulants définitivement retirés du marché

[27 octobre 2005 - 00h00]

Annoncé le 14 septembre dernier, le retrait du marché des spécialités à visée immunostimulante est
désormais effectif. L’AFSSaPS a en effet jugé que le rapport bénéfice/risque de ces produits "est défavorable".


Ces médicaments étaient indiqués dans le traitement d’infections ORL récidivantes (bronchites,
rhino-pharyngites...) aussi bien chez l’adulte que l’enfant. Leur liste est accessible sur le site de l’AFSSaPS à l’adresse http://afssaps.sante.fr/htm/alertes/filalert/md051005.pdf.

Depuis le 24 octobre et en accord avec l’AFSSaPS, les laboratoires Sanofi-Aventis, Pierre Fabre Médicament,
Solvay Pharma et Zambon France procèdent au rappel de tous les lots des spécialités concernées encore en officine. Il est donc enfin impossible de s’en faire prescrire -par le médecin- ou délivrer par le pharmacien.

Source : AFSSaPS, 25 octobre 2005
source
Ce qui m'étonne avec L'Afssaps, c'est qu'il interdit la commercialisation après que ce soit mis en service... pourquoi ne pas le faire avant ?
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   6/8/2009, 14:11

Désolée, retour une année auparavant, en 2004 : Sanofi Synthélabo épouse en 2004 Aventis.
Pour Sanofi on sait une partie de son histoire et ses diverses raccordements décrits plus haut, mais Aventis, je n'avais pas trop cherché... il est vaguement question de Rhône-Poulenc et Hoechst.

Voici ce qu'en dit le Larousse encyclopédie en ligne :
Citation :

Aventis


Société industrielle résultant de la fusion entre le groupe allemand Hoechst et le groupe pharmaceutique français Rhône-Poulenc Rorer. Son siège est à Strasbourg (France).

Lors de la fusion en 1999, les activités du groupe étaient centrées sur deux grandes domaines : pharmacie et agriculture (médicaments, vaccins, protéines plasmatiques, protection et production des cultures, santé et nutrition animales). Aventis était ainsi l'un des leaders mondiaux des sciences de la vie, employant 90 000 personnes dans 150 pays. En 2001, le groupe a cependant choisi de se séparer de sa division agrochimique (Aventis CropScience, numéro deux mondial du secteur) et de redevenir un acteur purement pharmaceutique (numéro cinq mondial des laboratoires). La fusion avec le groupe Sanofi, en 2005, a donné naissance au troisième groupe pharmaceutique mondial.
Hoechst AG (fondée en 1951 à Francfort sous le nom de Farbwerke Hoechst Aktiengesellschaft vormals Meister Lucius & Brüning, après la dissolution en 1945 de la société IG Farben, largement associée aux crimes de la période nazie, en particulier au camp d'extermination d'Auschwitz)
: société d'investissement liée au groupe pétrolier koweïtien KPC (24,5 %) ; Frankfurter Gesellschaft für Chemiewerte (société ad hoc regroupant des actionnaires privés, 10,2 %), investisseurs institutionnels allemands (15,1 %) et américains (10,6 %) ; personnel (6 %).
Rhône-Poulenc investisseurs institutionnels français (32,7 %), dont Société Générale (3 %), AGF (2,5 %) et BNP (1,5 %) ; internationaux (51,6 %, dont américains 30 %) ; particuliers (15,7 %) dont personnel 3,8 %.
On retombe curieusement sur IG Farben, donc on sait en grattouillant du côté de l'histoire de l'ONIA, ex AZF, ( fournisseur d'ammoniac de synthèse pour fabriquer des explosifs et de l'engrais azoté, propriété du groupe TotalFinaElf en 2001 dont le pôle chimique réunissait le poste de Tolochimie et celui de Sanofi sur la zone même où se trouvait le poste militaire SNPE) que cette usine fut créée après avoir obtenu le brevet du procédé Haber/Bosch.

Bosch était à la tête de deux usines en allemagne dont IG Farben, jusqu'à ce qu'Hitler s'en empare, et mette Bosch, devenu gênant, au placard, et transforme cette usine en une des pires machines de destruction humaine qui puisse exister.

Voir l'extrait de l'article de wikipedia sur le procédé Haber/Bocsh que j'ai retranscrit ici :

Citation :
IG Farben était maintenant au service d'Hitler. De constructives, les usines d'IG Farben devinrent destructives, faisant partie intégrante de la machine de guerre hitlérienne.
(...)
Après la Seconde Guerre mondiale, plusieurs hauts dirigeants d'IG Farben furent jugés lors du procès de Nuremberg en 1947. La société avait activement participé à la Shoah, notamment en établissant une usine chimique près d'Auschwitz. IG Farben fut démantelée en août 1950 et BASF redevint une société à part entière. Au début du XXIe siècle, BASF est la plus grande société chimique au monde par le volume de vente.
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   6/8/2009, 14:30

Ici : Fonds d’archives sur le Tribunal de Guerre de Nuremberg contre IG Farben.

Les Responsables de IG Farben déshonorés
Fritz ter Meer (1884-1967)
* Membre du comité exécutif de IG Farben de 1926 à 1945, membre du
groupe de travail, du comité technique, directeur de la section II
* Représentant plénipotentiaire de l’Italie auprès du Ministre d’Etat
chargé des armements, militaire économiste et chef industriel
responsable d’Auschwitz.
* 1948 jugé coupable de « pillage » et « asservissement » condamné à 7 ans de prison, libéré en 1952
* 1955 , administrateur de Bayer
* 1956-1964 président du conseil d’administration de Bayer , président
de Th Goldschmidt AG, administrateur vice- président de Commerzbank,
membre de la Waggonfabrik Uerdingen , de la Duesseldorfer Waggonfabrik
AG, de l’association des banques d’Allemagne de l’ Ouest et the United
Industrial enterprises AG (VIAG ).
Otto Ambros (1901-1990)
* Membre du conseil d’administration de IG Farben 1938-1945 , membre du
comité chimique et président de la commission K(agents) , conseiller
spécial du Plan Annuel Krauchs , directeur du comité spécial C ( agents
responsables du département chimique), la principale branche en charge
des explosifs au sein de l’armée. Industriel et chef militaire
*
Responsable du choix logistique, planification , infrastructures et
gestion managériale. Directeur gérant de « Buna Works » et carburant
synthétique
* 1945 : Croix de Chevalier et Croix de service distingué
* 1948, jugé coupable d’asservissement et condamné à 8 ans de détention
* libéré en 1952
* Début 1954 , président et membre du conseil d’ administration de :
Chemie Gruenenthal, Pintsch Bamg AG, Knoll AG, Feldmuehle Papier – und
Zellstoffwerke, Telefunken GmbH, Grunzweigh& Hartmann,
Internationale Galaithgesellschaft, Berliner Handelsgesel
Kalksctikstoffewerke, Vereinigte Industreuternehmugen (VIAG) et es
filiales Scholven Chemie et Phenol Chemie comme conseiller à F. K.Flick
et l’industriel américain empêtré J.P. Grace dans le « scandal Flick »
au cours des années 80.
Hermann Scmitz (1881-1960)
* Membre du comité exécutif de IG Farben entre 1926-1935 , président du
conseil d’administration entre 1935-1945et « responsable des finances »
a IG Farben
* Responsable du groupe des économistes militaires , membre du part Nazi(NSDAP)
* 1941, décoré croix de service distinguée 1ere classe
* 1948 juge coupable de pillage et condamne a 4 de prison
* 1952 membre du conseil d’ administration de la Banque allemande Berlin Ouest
* 1956 , président honoraire du conseil d’administration du Rheinish Steel Plants (usine d’acier du Rhin)
Fritz Gajewski (1866-1962)
* Membre du comite exécutif de IG Farben de 1931-1945 , directeur du Dynamite Nobel AG
* Juge « non coupable » pour toutes charges contre lui à Nuremberg
* 1949 directeur général , 1952 président du conseil d’ administration de Dynamite Nobel AG
* 1953 , décoré de la croix pour services distingués rendus de la République Fédérale d’Allemagne
* 1957 retraité à partir de 1957, président du conseil d’administration
de Genschow & Co. Et Chemie Verwlatund AG et membre du conseil
d’administration de Huels Ad Gelsenkirchener mines.
Heinrich Buetefisch (1894-1969)
* Membre du comité exécutif de IG Farben de 1934 – 1945 , directeur
adjoint de la section 1, directeur du département carburant de synthèse
à IG Auschwitz
* 1932 :il eut dans dans une conversation avec
Hitler et Gattineau et leur collaborateur Krauch sur le plan annuel de
gestion des fours(crématoires) comme une source d’énergie importante.
* SS Obersturmbannfueher , responsable industriel et militaire decore de la croix « chef SS ami du Reich ».
* 1948 , jugé coupable de soumission à l’ esclavage et condamné à 6 ans de prison
* libéré en 1951
* 1952 membre du conseil du surveillance de « Ruhr chemie et Hohle Oel chemie entre autres
* 1964 décoré croix pour services rendus à la République Fédérale
Allemande , la décoration fut retiré après 16 jours de violentes
manifestations protestations
Friederich Jaehne (1879-1965)
* Membre du comité exécutif de IG Farben de 1934-1945, ingénieur en
chef de IG Farben, directeur adjoint de BG Central Rhine Maingau
*
1943 responsable militaire économique , décoré croix 1ère classe pour
service rendus à la nation, jugé coupable en 1948 et condamné à 18 mois
de prison
* 1955 membre du conseil de surveillance de la « nouvelle » société
créée Farbwerke Hoeschst . Promu au cours de la même année membre du
conseil de surveillance . Karl Winnacker écrivit a ce propos : «
Maintenant que le la loi sur la liquidation ait été publiée nous lavant
de toutes soupçons relatives a la loi sur la discrimination, nous
pouvons ajouter Friederich Jaehne , ingénieur en chef a l’ancien IG
Farben au conseil de surveillance. Il assura la présidence de ce comite
jusque en 1963. En 1945 personne parmi nous n’aurait pensé nous deux
irions collaboreraient a la tête de notre compagnie ».
* Président du conseil de surveillance de Alfreds Messer ( devenu plus
tard Mess Griesheim), membre du conseil de surveillance avec Linde
* 1959 Docteur ingénieur E.H. de Th Munich , décoré en 1962 de la
Médaille de Baviere pour services rendus, sénateur honoraire de TH
Munich, décoré de la Croix distinguée pour services rendus à la nation
pour la République Fédérale Allemande.
Carl Krauch (1887-1968)
* Membre du comité exécutif de IG Farben de 1926-1940, président du
conseil d’administration de 1940-1945, directeur du centre de
coordination W, directeur des affaires économiques au Reich , fonde de
pouvoir pour les questions spéciales concernant la production chimique,
chef militaire et militaire.
* 1943 croix de chevalier pour services rendus pendant la guerre
* 1948 jugé coupable pour esclavage et condamné à 6 ans de prison libéré en 1950
* 1955 membre du conseil d’administration de Huels GmbH
* 1956 il fut cité à la cour de Frankfurt sur Auschwitz : « Ils sont
toujours des éléments anti-social ces soi disants prisonniers
politiques » (en décrivant les prisonniers d’ Auschwitz –monowitz).
Carl Wurster (1900-1974)
* Membre du comite exécutif de IG Farben de 1938-1945, directeur de
upper Rhine , membre du conseil d’administration de DEGESCH.
*
Responsable du groupe des économiste militaires et membre du conseil
consultatif économique militaire au sein de la chambre économique des
affaires économiques au Reich
* 1945 décoré croix de chevalier pour services rendus en temps de guerre
* juge « non coupable » a Nuremberg
* 1952 président du conseil d’administration du « nouveau » BASF ,
président du conseil d’administration de la Duisburger Kupferhuette et
Robert Bosch AG , membre du conseil d’administration d’ Augusts
Victoria , de Buna- Werke Huels GmbH., Sueddeutschen Bank , Deutschen
Bank, Vereinigten Glanzstoff, BBC, Allianz, Degussa, 1965 prit sa
retraite et est président du conseil d’administration de BASF
* 1952 président honoraire de l’Université de Heidelberg , Dr. Rer RK
Tuebingen, 1953 Docteur ingénieur Honoris causa de l’ Université de
Munich , médaille de service de Bayer, 1955 croix de distinction pour
services rendus de la République Fédérale Allemande, 1960 Dr. Rer pole
honoris causa de l’université de Mannheim, sénateur honoraire des
Universités de Mainz, Karlusche Tuebingen, citoyen d’honneur de
l’Université de Stuttgart, citoyen d’honneur de la cité de
Ludwishafen,1967, il reçut le prix Schiller de l’Université de
Mannheim, président de la fédération des industries chimiques, vice
président la société Max-Planck ,président de l’association des
chimistes allemands .
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   6/8/2009, 14:44

Voici des extraits d'un livre de 78 de Joseph Borkin : IG Farben
La puissance, les crimes et la chute d'une entreprise multinationale et capitaliste

Dans un article titré :
Comprendre la seconde guerre mondiale
Par Nos Libertés le jeudi 9 octobre 2008, 13:25 -

Citation :
Voyons maintenant, au travers du cartel IG Farben, comment les
industriels allemands de la guerre ont porté Adolf Hitler au pouvoir,
avec les extraits d'un livre de Joseph Borkin, qui fit partie de la
commission spéciale d'enquête du Sénat américain sur l'industrie de
guerre.

IG Farben
La puissance, les crimes et la chute d'une entreprise multinationale et capitaliste
Joseph Borkin
1978
Éditions Alta


Extraits :

"Dans la troisième semaine d'avril 1915, Haber, escorté par son petit
groupe de soldats et de techniciens de l'IG Farben, se rendit dans un
secteur du front occidental; près d'Ypres, en Belgique. Cinq mille
cylindres métalliques remplis de chlorine liquide furent mis en
batterie dans les tranchées de première ligne. Un vent défavorable fit
ajourner l'expérience à plusieurs reprises. Ce fut, en fin de compte,
dans l'après-midi du 22 avril que Haber donna l'ordre d'ouvrir les
cylindres de chlorine.
Le rapport du field marshal britannique, sir JDP French, décrit la
suite des événements :
Après un violent bombardement, l'ennemi a attaqué la division
française, vers cinq heures du matin, en se servant pour la première
fois de gaz asphyxiants. Un observateur par avion a signalé qu'à
l'heure indiquée, il a vu une épaisse fumée jaune sortir des tranchées
allemandes, entre Langemarck et Bixschoote. Ce qui suivit est presque
impossible à décrire. Sur toute la ligne tenue par la division
française, l'effet de ces gaz était si brutal que toute activité
militaire était rendue pratiquement impossible. Au début de
l'opération, personne ne pouvait comprendre de quoi il s'agissait, les
gaz qui couvraient le sol supprimant toute visibilité. Des centaines
d'hommes étaient morts ou agonisants. Au bout d'une heure, la position
a dû être abandonnée; des canons sont restés sur place, au nombre de
cinquante environ."


[...]

"En mai 1915 Bosch (ndlr : pdg de IG Farben)
avait réussi. L'usine d'Oppau était prête pour la production massive de
nitrate synthétique. Les canons de l'armée allemande pourraient
désormais tirer sans que l'industrie ait recours aux mines du Chili. Et
toute l'Allemagne acclamait Carl Bosch comme un héros national."


[...]

"À l'été de 1916, les fabricants de produits
chimiques, comme Du Pont, reçurent de l'administration américaine un
encouragement pour leurs projets, sous forme de protection douanière."


[...]

"Les Allemands furent vivement impressionnés par
la puissance, voire la supériorité de l'armée britannique en homme et
en matériel, lors de la bataille de la Somme en juin 1916. Ce qui les
surprit fut de voir l'infanterie anglaise capable de subir d'énormes
pertes, sans abandonner la lutte. Si bien que, pour les patrons de
l'industrie chimique allemands, la victoire de l'Allemagne n'avait plus
aussi nettement le caractère d'une certitude. Cette mise en doute,
qu'ils n'osaient avouer, n'en étaient pas moins lourde de conséquences
pour l'après-guerre. Si bien qu'en août 1916, les sociétés importantes
de l'industrie chimique : celles que l'on appelait les « trois grandes
» BASF, Bayer et Hoechst, auxquelles se joignirent bientôt Kaller,
Cassela, Agfa, Ter Meer et Greisham, acceptèrent la proposition de
Duisberg et formèrent IG Farben (Interessen Gemeinschaft der
Teerfarbenindustrie : Groupement d'Intérêt de l'Industrie allemande des
colorants dérivés du goudron)."



Hoechst est désormais intégré dans le monstre Sanofi Aventis
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:01

(suite)
Citation :
[...]

"Carl Duisberg (ndlr : patron de Bayer) se plaignit à nouveau. Le
personnel manquait, les salaires étaient en forte hausse. Tandis que le
chiffre de la production baissait d'une manière inquiétante. Il suggéra
que l'état-major mit au travail la réserve de main-d'œuvre constituée
par la population belge. Il n'ignorait pas, cependant, qu'un premier
essai de recrutement en Belgique avait échoué. Les ouvriers de ce pays
ne voulaient pas aider ses envahisseurs. Et, moins de deux mois après,
l'armée allemande commençait à déporter par la force des travailleurs
belges en direction des zones industrielles allemandes. Cette
opération, avec les brutalités qu'elle comportait, révolta la nation
belge."








[...]

"L'Allemagne avait perdu la guerre, mais l'IG Farben entendait bien ne
pas perdre la paix. Quelques semaines plus tard, inspiré par la
prudence, Carl Duisberg s'expatria. Une dépêche publiée par le "New
York Times" du 24 décembre 1918 signala son départ : Nous apprenons que
le docteur Carl Duisberg, de Leverkusen, la plus importante
personnalité allemande dans l'industrie des colorants d'aniline, a
cherché refuge en Suisse. [...] À la même époque, Fritz Haber subissait
le contrecoup de la guerre des gaz et de l'indignation qu'elle avait
soulevé dans le monde scientifique, si bien qu'il dut émigrer en Suisse
incognito, affublé d'une barbe postiche."


[...]

"À la suite de contacts qui sont restés secrets,
Carl Bosch (BASF) put organiser un rendez-vous clandestin avec
Frossard, où il lui exposa son plan pour atténuer la rigueur des
exigences françaises quant au sort des usines de l'IG Farben. Dans les
grandes lignes, il s'agissait d'une entente du gouvernement français
avec les compagnies de l'IG Farben pour exploiter en commun le marché
des produits chimiques. Les compagnies allemandes feraient l'apport de
leur technique, soigneusement tenue secrète jusqu'à ce jour, sans
laquelle - Frossard ne l'ignorait pas - les Français avaient déjà
certaines difficultés pour la remise en service des usines confisquées.
Il fallait que la situation fût désespérée pour qu'elle obligeât Bosch
à leur offrir ce marché. En contrepartie, les compagnies de l'IG Farben
redeviendraient copropriétaires pour moitié des usines qui leur étaient
confisquées. Et celles d'Allemagne seraient épargnées. Frossard
approuva ce plan, ainsi que Bosch l'avait prévu."




[...]

"Le service de l'armement américain croyait encore qu'une industrie
nationale puissante et indépendante était un élément nécessaire à la
défense du pays. La firme Du Pont, espoir de ce service, essaya de
lancer à grands frais ses fabrications de colorants, suivant les
indications fournies par les brevets allemands saisis aux États-unis.
Mais comme l'expliqua Irénée du Pont, président de la firme : « un
chimiste ordinaire est incapable de s'en servir. Ils ont été faits pour
des Allemands qui ont passé leur vie à fabriquer des produits
chimiques. » [...] Ne pouvant acquérir la technologie allemande tant
désirée, Du Pont eut recours à un procédé plus expéditif. Vers la fin
de l'année 1920, le docteur E.C. Kunze, représentant de la firme,
réussit à débaucher quatre ingénieurs chimistes de Bayer."






[...]

"L'éclipse de la fabrication allemande pendant la guerre de la Ruhr
fut, pour les industries chimiques étrangères, une occasion magnifique
de prospérité. Affranchis de la concurrence germanique, les producteurs
américains fournissaient leur marché intérieur à 95 %."

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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:02

(suite)
Citation :
[...]

"À l'automne de 1923, devant le pouvoir grandissant de la concurrence
étrangère, Carl Duiseberg comprit la nécessité pressante de réagir.
[...] Il proposa donc que leurs services d'exportation se réunissent
pour former un organisme commun. [...] Carl Bosh fit un bond vers
l'avenir en proposant la fusion de toutes les compagnies de l'IG
Farben. [...] En 1924, les huit sociétés de l'IG Farben se mirent
d'accord pour fusionner en une seule compagnie."


[...]

"L'IG Farben était la plus puissante entreprise
d'Europe et la plus grande fabrique de produits chimiques dans le monde
entier. Usant de son pouvoir financier, l'IG Farben partit à la
conquête de nouveaux territoires. Une de ses premières campagnes lui
donna le contrôle de l'industrie allemande des munitions."




IG Farben



[...]

"L'IG Farben s'efforçait en même temps de renforcer son emprise sur les
marchés extérieurs de produits chimiques. Aux États-Unis elle créa la
General Dyestuff Corporation et un peu plus tard, l'American IG
Chemical Company. Elle recouvra, sous leur nom, presque tous les biens
ayant appartenu aux anciennes sociétés de l'IG Farben, et mis sous
séquestre pendant la première guerre mondiale comme appartenant à des
nationaux de pays ennemis."


[...]

"IG Farben proposa à ses concurrents français de
faire revivre l'ancien cartel Bosch-Brossard. Il en résulta un accord,
signé en 1927, qui prévoyait des ententes sur les tarifs, des agences
commerciales communes, des échanges d'informations techniques et un
partage des marchés."









[...]

"L'intention de Carl Bosch était de développer la
production à l'intérieur du pays, avec les ressources financières de
l'IG Farben, mais aussi de mettre dans son jeu une compagnie, telle que
la Standard Oil de Rockefeller, pour l'exploitation du procédé à
l'échelle mondiale. La standard Oil était pourvue, non seulement de
ressources financières énormes, mais d'une organisation de recherche et
de progrès technique étendue et puissante."


Standard Oil (aujourd'hui Exxon)
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:04

(suite)
Citation :
[...]

"Howard, patron de la Standard Oil, en visite chez BASF, fut émerveillé
surtout par les travaux concernant le pétrole synthétique (ndlr :
fabriqué chimiquement)"


[...]

"À peine l'IG Farben avait-elle signé le contrat
de mariage avec la Standard Oil que leur union traversa une série
d'épreuves qui la firent chanceler. La grande dépression de 1929,
joignant ses effets à la découverte d'énormes gisements de pétrole au
Texas, fit tomber les cours si brutalement que la Standard Oil perdit
tout espoir de commercialiser un pétrole synthétique, sauf peut-être à
long terme."


[...]

"Les divergences de vues sérieuses étaient chose
rare au conseil de direction, mais celle dont le pétrole synthétique
fut l'objet se changea en controverse amère. Les deux parties
décidèrent de confier l'estimation du projet à deux commissions ad hoc,
l'une présidée par Fritz Ter Meer et l'autre par l'ingénieur en chef,
Friedrich Jaehne.
Au début de 1931, les commissions déposèrent leur rapport. Celui de Ter
Meer recommandait de poursuivre l'exécution du programme. Tandis que
celui de Jaehne se prononçait pour l'arrêt définitif. Suivant
l'ingénieur en chef, on ne pouvait prévoir dans quel délai un pétrole
synthétique pourrait être produit, en partant de la houille, et vendu
avec bénéfice. Cette vente ne serait donc possible qu'à la faveur d'une
subvention gouvernementale, et Jaehne, conservateur en matière de
politique, était opposée à cette formule en toutes circonstances.
«Parce que» disait-il, «toute industrie qui accepte un subside de
l'État se met sous le joug de l'État. Mieux vaudrait fermer l'usine.»
Mais l'autorité et le prestige de Bosch lui donnaient toujours le
dernier mot quant aux grandes décisions à prendre. Si bien qu'en fin de
compte ce furent les recommandations du comité Ter Meer qui furent
adoptées. Et cette fois encore le projet de Bosch fut maintenu.
Peu de temps après, le prix Nobel de chimie fut décerné à Bergius et
Bosch pour la part qu'ils ont prise à l'invention et à l'application
des méthodes de synthèse chimique sous haute pression. Bosch était le
premier ingénieur titulaire de ce titre, et son prestige de héros
national s'en trouva accru."


[...]

"Aux élections de juillet 1932, le parti
national-socialiste prit la tête avec 230 sièges sur les 608 du
Reichstag. En août, Hitler revendiqua le poste de chancelier dans un
gouvernement de coalition. Le président Hindenburg le lui ayant refusé,
le gouvernement von Papen fut renversé par les votes réunis des
nationaux-socialistes et des communistes. Là-dessus le Reichstag fut
dissous par Hindenburg et les élections fixées au 6 novembre.
Carl Bosch estima que le temps était venu d'entrer en contact avec
Hitler et de connaître ses intentions - s'il devenait chancelier -
quant à un soutien gouvernemental pour la fabrication du carburant
synthétique. Cependant Bosch n'acceptait pas encore une rencontre
officielle entre Hitler et la direction de la société. Il fit demander
par l'intermédiaire de Gattineau un rendez-vous pour Heinroch
Buetefisch. [...] « Avant de vous entendre leur dit Hitler, je voudrais
vous faire connaître mon avis sur la situation dans son ensemble. De
nos jours, une économie sans pétrole est inconcevable pour un pays
comme l'Allemagne qui tient à rester politiquement indépendant. Il en
résulte que le carburant fabriqué en Allemagne doit devenir une réalité
quel qu'en soit le prix de revient, et que l'hydrogénation du charbon
doit être mise au point sans aucun retard. »"


[...]

"Le 20 février, Hjalmar Schacht, devenu l'un des
plus actifs parmi les membres de la corporation financière dévoué à
Hitler, convoqua un certain nombre d'industriels et de banquiers
importants pour une réunion secrète au domicile d'Hermann Goering.
Cette fois l'IG Farben était représentée par le baron Georg von
Schnitzler, un des plus importants parmi les membres non techniciens du
conseil de direction. Après tout l'IG Farben était la première société
industrielle allemande. Schacht déclara qu'il attendait des firmes
représentées à la séance une souscription globale de trois millions de
marks pour la campagne électorale de Hitler. Là-dessus, Schnitzler,
suivant les instructions de Bosch, engagea l'IG Farben pour quatre cent
mille marks, ce qui le plaça au premier rang des généreux donateurs du
national-socialisme."


[...]

"Peu après le scrutin du 5 mars 1933, Hitler et
Bosch se rencontrèrent pour la première fois. Leur entretien débuta
dans la cordialité : Hitler donnait à Bosch l'assurance formelle que
son gouvernement soutiendrait avec énergie le programme du pétrole
synthétique. Bosch, de son côté, s'engageait à étendre l'usine de
Leuna. Les deux hommes avaient une pensée commune : l'Allemagne devait
produire elle-même tout le carburant qui lui était nécessaire. Mais
Bosch voulut ensuite aborder un autre sujet que ses collaborateurs lui
avaient pourtant recommandé de tenir sous silence : il avertit le
chancelier que, si les savants juifs devaient s'expatrier, la physique
et la chimie allemandes allaient prendre un siècle de retard. Il n'alla
pas plus loin, Hitler l'interrompit par un hurlement : « eh bien,
l'Allemagne se passera pendant cent ans de chimistes et de physiciens
!» Là-dessus, il le congédia brutalement."


[...]

"En juin 1933 l'IG Farben participa avec le IIIe
Reich à l'une des entreprises les plus secrètes du gouvernement
allemand, la création d'une force aérienne clandestine, en infraction
avec le traité de Versailles."


[...]

"Tablant sur l'appui de Hitler, Carl Bosch prit
la décision de construire une grande usine pour la fabrication de buna
(ndlr : caoutchouc synthétique), sans attendre la signature d'un
contrat avec le gouvernement. Il choisit pour site un vaste terrain à
Schkopau, près des ateliers à haute pression de Leuna. Et bientôt les
travaux y commencèrent. C'était une décision audacieuse, bien à la
manière de Bosch."


[...]

"Le 14 décembre 1933, l'accord fut signé par
Bosch et Schmitz, au nom de l'IG Farben, et par les représentants du
gouvernement, avec l'approbation personnelle de Hitler. Suivant les
termes du contrat, la société devait agrandir les ateliers de Leuna,
pour la fabrication de pétrole synthétique, de telle manière qu'au bout
de quatre ans, en 1937, l'usine puisse produire entre 300 000 et 350
000 tonnes annuellement."


[...]

"La conjoncture était très favorable à
l'industrie chimique, qui recevrait, pendant quelques mois, 90 % du
budget d'investissement au titre du plan quadriennal, dont 72,7 % pour
IG Farben : la part du lion. Ce qui fit dire plus tard au chef du
département de l'industrie chimique au ministère de l'Économie : « le
plan de quatre ans était, en réalité, un plan IG Farben. »


[...]

"L'année 1937 fut celle d'une mutation radicale
dans l'image politique de l'IG Farben. Les adhésions du personnel au
parti nazi se multiplièrent. Presque tous les membres de la direction
qui n'en étaient pas s'y firent admettre, et parmi eux Carl Krauch,
Fritz Ter Mer, Georg von Schnitzler, etc."


[...]

"À la fin de 1938, la suprématie de l'IG Farben
dans la préparation industrielle de la guerre se confirmait
indiscutablement. Ses usines et laboratoires travaillaient jour et nuit
pour permettre à Hitler de lancer les divisions allemandes à l'assaut
de l'Europe. Et l'on aurait pu dire, à propos du plan de quatre ans, ce
qui est bon pour l'IG Farben est bon pour l'Allemagne."


[...]
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:05

Citation :
"La Luftwaffe n'avait pas un stock suffisant de plomb tétraéthyle.
Pénurie grave si jamais Hitler ne réussissait pas à intimider les
Tchèques et leurs alliés à l'automne de 1938, et se retrouverait ainsi
engagé dans une guerre générale. Le plomb tétraéthyle est un produit
additif à l'essence, indispensable aux moteurs d'avion. Par un fâcheux
concours de circonstance, les usines allemandes qui devaient en
produire ne seraient en mesure de le faire qu'un an plus tard, vers la
fin de 1939. Le ministère de l'Air, très averti des relations entre
l'IG Farben et la Standard Oil, comptait sur Krauch pour en tirer parti
et emprunter à ses associés américains les cinq cents tonnes d'additifs
indispensables à la Luftwaffe. Les dirigeants de l'IG Farben étaient
mieux placés que toute autre organisation privée pour mesurer
l'importance du problème. «Sans plomb tétraéthyle», disait l'un d'eux,
«il n'y aura pas de guerre possible à notre époque.» Ils engagèrent la
conversation avec Ethyl Export Corporation, une filiale de la Standard
Oil."


[...]

"Au bout de quelques jours, il fut convenu que la
Standard Oil achetait pour vingt mille dollars les 20 % du capital de
Standard IG appartenant à l'IG Farben, et que Walter Duisberg devenu
citoyen américain, achetait les 50 % des parts de Jasco, également
propriété de l'IG Farben, pour la modeste somme de quatre mille
dollars."


[...]

"La Standard Oil aurait le droit de vente
exclusif, sur le territoire des États-Unis et des pays en guerre contre
l'Allemagne, pour les produits et méthodes de fabrication couverts par
les brevets Jasco. L'IG Farben se réservant le reste du globe."


[...]

"En décembre sous le coup d'une inspiration
tardive, Howard (pdg de la Standard Oil) proposa à l'IG Farben que le
contrat Jasco fût antidaté du 1er septembre 1939, soit deux jours avant
que la Grande Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne."


[...]

"À l'été de 1940, les derniers brevets concernant
le buna furent transférés de l'IG Farben à Jasco. Toutefois, suivant
l'accord des parties, la technologie ne fut pas communiquée. Et vers la
fin de 1941, cette lacune prit le caractère d'un terrible échec
personnel pour Howard, un désastre pour la Sandard Oil, et, ce qui est
beaucoup plus grave, un échec militaire pour la nation américaine.
Car le 7 décembre 1941, le Japon attaqua Pearl Harbor, et les
États-Unis se trouvèrent brusquement aux prises avec une gigantesque
crise du caoutchouc, étant complètement isolés des pays du Sud-Est
asiatique, producteurs de gomme naturelle."


[...]

"Depuis 1933, date où Carl Bosch devint l'homme
lige de Hitler, préparant ainsi l'Allemagne à la guerre, l'IG Farben
illustrait de plus en plus, sur le plan théorique et pratique, la
moralité nazie. Durant ces cinq dernières années, la société fut le
principal bailleur de fonds du parti nazi. Elle éliminait ses éléments
juifs, administrateurs et cadres. En même temps les dirigeants aryens
se faisaient inscrire au parti, quelques-unes même à la redoutable
milice noire des SS."


[...]

"Le 11 mars 1938 marqua le premier essai de la
politique hitlérienne pour élargir de force les frontières allemandes.
Quelques jours après l'entrée en Autriche des troupes nazies, l'IG
Farben était prête à les suivre. Ses dirigeants présentèrent aux
autorités d'occupation un mémoire intitulé : "Nouvelle organisation
pour la grande industrie chimique en Autriche. Le programme n'était pas
autre chose qu'une requête au gouvernement pour que l'IG Farben soit
autorisé à absorber les usines Skoad Wetzler, les plus importantes de
l'Autriche, mais il était soigneusement présenté dans le cadre de
l'intérêt national. Suivant les promesses de l'IG, société juive
naguère, mais aujourd'hui prête à marcher au pas de parade des nazis,
la fusion de Skoda aurait le double avantage de contribuer au plan de
quatre ans et d'affranchir l'industrie autrichienne de ses attaches
juives. Skoda se trouvait en effet sous l'hégémonie des Rothschlid, et
l'IG Farben ne manqua pas d'exploiter cette situation."


[...]

"L'invasion de l'Autriche avait soulevé une vague
de terreur, et l'industrie chimique ne devait pas y échapper.
Immédiatement après l'Anschluss, tous les dirigeants israélites de
Skoda furent révoqués par décret gouvernemental, l'IG Farben les
remplaça par des Aryens, membres de son personnel. Cependant, pour
protéger le fruit du pillage contre des recours en justice ultérieurs,
l'IG Farben entra en pourparlers avec Josef Joham représentant
personnel des Rothschild."
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:06

(suite)
Citation :
[...]

"Le tour de la Pologne était venu. Une fois encore l'IG Farben se
tenait prête pour le pillage. [...] Le 1er septembre 1939, l'Allemagne
envahit la Pologne, les pays alliés intervinrent et la guerre commença.
[...] Peu après l'IG Farben prenait possession des usines polonaises,
dans les conditions fixées par elle. La preuve était faite aptitude à
prospérer dans les intrigues du milieu nazi."


[...]

"Le 9 mai, sur l'ordre de Hitler, la Reichswehr
prit l'offensive en France et, le 22 juin, la campagne était finie. À
l'exception de l'Angleterre et de l'Union soviétique, toute l'Europe
était à la merci du dictateur. Et l'IG Farben se tenait prête à
recevoir sa part du butin. Elle avait établi un plan de réorganisation
pour l'industrie chimique mondiale, qui devait restaurer et maintenir
le prestige de l'industrie chimique allemande. Sous forme de tableaux
précis et détaillés, L'IG Farben se déclarait prête à absorber les
usines chimiques de France, Norvège, Pays-Bas, Danemark, Luxembourg et
Belgique. Mais faudrait-il en rester là ? L'IG Farben trouvait place,
dans ses projets, pour d'autres conquêtes : l'Union soviétique, à cette
époque amie et alliée de l'Allemagne, la Suisse pays neutre, la Grande
Bretagne encore invaincue, et pour finir l'Italie, pays allié. Puis il
y aurait un bref entracte, immédiatement suivi par la fusion avec
l'industrie chimique des États-Unis. Suivant les prévisions de l'IG
Farben, la France était la clef qui lui donnerait le contrôle de
l'industrie chimique européenne."


[...]

"Le principe de cette collaboration était censé
applicable à tous les domaines de l'industrie privée. Hitler et Pétain
approuvaient donc, d'une façon générale, l'établissement de rapports
entre les deux industries, conformes à ceux que Frossard proposait
d'établir entre l'IG Farben et les usines françaises. Le gouvernement
allemand ne confisquerait pas. [...] Les sociétés françaises de
fabrication chimique formeraient un seul groupement, sous le nom de
Francolor, où l'IG Farben aurait 51 % du capital et les Français 49 %."


[...]

"L'Union soviétique et l'Asie formaient un marché
potentiel assez vaste pour étourdir des hommes d'affaires, mêmes doués
d'imagination comme les chefs de l'IG Farben. Pour eux et leur société,
la marche vers l'est de Hitler était la promesse d'une zone commerciale
neuve à exploiter et de profits importants. Les perspectives
d'après-guerre étaient donc si brillantes que les administrateurs de
l'IG Farben misèrent largement sur le programme Auschwitz. Au lieu de
demander au gouvernement du Reich de financer les constructions
nouvelles, ils décidèrent que l'IG Auschwitz serait une société privée,
dont la société mère assumerait tous les risques. Un crédit de neuf
cents millions de marks, soit plus de 250 millions de dollars, fut voté
presque à l'unanimité pour construire le groupe d'usines le plus
puissant de l'empire de l'IG Farben."



IG Farben Auschwitz






[...]

"Il fut convenu que l'IG Farben verserait quatre marks par jour, pour
le travail d'un ouvrier spécialisé, interné au camp de concentration,
et deux marks s'il s'agissait d'un manœuvre. Par la suite, les SS
acceptèrent de fournir des enfants au prix d'un mark et demi. Ces
versements étaient destinés aux SS, les internés ne recevant rien, bien
entendu."


[...]

"Le camp de l'IG Farben à Monovitz fut mis en
service au mois de septembre 1942, avec un lot de déportés d'Auschwitz
N°1, qui devaient travailler à la construction des usines de pétrole et
de caoutchouc. Mais les travailleurs n'en étaient pas tous capables.
Dans la foule de Juifs originaires de toute l'Europe qui débarquaient à
Auschwitz, les médecins devaient choisir les plus robustes pour les
chantiers de l'IG Farben."
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:08

Citation :
[...]

"La construction de l'IG Auschwitz garantit à l'IG Farben qui l'a
entreprise une place exceptionnelle dans l'histoire et la pratique, aux
principes moraux du national-socialisme, l'IG s'est affranchie des
règles traditionnelles sur le traitement des esclaves."


[...]

"Les usines qu'ils ont construites étaient
gigantesques, au point qu'elles consommaient plus de courant électrique
que toute la ville de Berlin."

[...]

"Le 12 mai 1944 fut une date néfaste pour l'Allemagne et pour l'IG
Farben. L'armée de l'air américaine lança vers l'Allemagne neuf cent
trente-cinq bombardiers pour détruire son industrie pétrolière de
synthèse. Deux cents de ses appareils avaient pour cible l'usine de
l'IG Farben, à Leuna."


[...]

"Trois cent cinquante mille ouvriers se mirent au
travail pour rétablir la fabrication allemande de pétrole. À Leuna,
elle le fut pour moitié en dix jours. Mais le 28 mai, la huitième
escadre aérienne de l'US Air Force revint à la charge, et les coups
portés par ses attaques diminuèrent, une fois de plus, de cinquante
pour cent le tonnage de carburant fabriqué."


[...]

"À l'automne de 1944, la situation militaire de
l'Allemagne était désespérée. C'est ce qui explique que trois nazis les
plus zélés et les plus fanatiques du IIIe Reich, Bormann, Ley et
Goebells tentèrent de convaincre Hitler qu'il fallait attaquer les
positions militaires et les grandes villes de l'ennemi, au moyen du
tabun, un produit si violemment toxique qu'une seule goutte sur la peau
d'un homme le tue en quelques secondes, en paralysant son système
nerveux. Le Tabun et le Sarin furent découverts par les laboratoires de
l'IG Farben, au cours de recherches pour la fabrication des
insecticides. L'un et l'autre figuraient sur la liste des secrets
militaires les plus soigneusement protégés sous le nom de code
«N-Stoff».


[...]

"Dès le mois de septembre 1944, Ter Meer et Ernst
Struss, secrétaire du conseil de direction, préparaient la destruction
des archives de l'IG Farben pour le cas où l'armée américaine
occuperait Francfort."









[...]

"Parmi les catégories d'ouvriers travaillant à
l'IG Farben Auschwitz, celle des déportés du camp était la plus mal
traitée. Ces hommes étaient roués de coups par les capos, eux-mêmes
responsables devant les contremaîtres de l'usine du travail imposé à
leurs détachements. En sorte que, si la tâche prescrite n'était pas
faite intégralement, le capo était puni le soir même, tout aussi
brutalement, à son retour au camp. Un mécanisme d'oppression solidaire
régnait sur tout le personnel du camp employé aux chantiers."


[...]

"À la fin de février 1947, le gouvernement militaire américain
promulgua une ordonnance qui devait servir de base légale à la
dissolution de l'IG Farben dans la zone américaine."
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:11

(suite)
Citation :
[...]

"Friederich Jaehne, condamné à un an et demi de prison par le tribunal
de Nuremberg, est devenu administrateur chez Hoechst en juin 1955. Au
mois de septembre suivant, ses collègues l'étirent président. En 1956,
Ter Meer, le seul criminel de guerre condamné en même temps pour
esclavagisme et pillage, devint président du conseil d'administration
de Bayer."


[...]


"En 1977, Hoechst, BASF et Bayer se classent parmi les trente plus importantes firmes industrielles du monde entier."

La peur est le moteur principal de la manipulation des peuples :


- 1929 : crise financière, puis crash économique, montée du communisme.
- La solution le fascisme : Hitler, Mussolini, Pétain, Franco.


- 1968 : les peuples en ont marre de produire pour consommer et refuse de continuer à être esclaves.
- La solution : le choc pétrolier de 1973, apparition du chômage de
masse, signature par Pompidou le 4 janvier 1973 de la loi qui interdit
à l'État de pouvoir emprunter sans intérêt auprès de la Banque de
France, immigration d'une main d'œuvre moins chère et plus docile.


- 2008 : les peuples se posent des questions sur la dictature
industrielle et financière mondiale, sur les délocalisations, sur les
privatisations, sur l'Europe, sur la baisse de leur pouvoir d'achat,
sur les événements du 11 septembre 2001, sur les médias qui les
informent mal, sur les solutions qui ne sont pas commercialisées.
- La solution : la crise américaine va permettre de faire comprendre au peuple qu'il faut un gouvernement mondial.

Coup de chance le gouvernement mondial existe déjà... on avait juste
pas informé les citoyens de son existence : OMC, OMS, FMI, FAO, Codex
Alimentarius, Banque Mondiale, Otan.


(rédigé par Jacques)


Annexes :

"Le Fascisme financier"
Je remets le lien du site d'où est copié cet article :
http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php?post/2008/10/09/145/Comprendre-la-seconde-guerre-mondiale
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   7/8/2009, 16:40

Précisions à propos de l'implication de Rockfeller pour IG Farben et du parcours de quelques criminels nazis après le procès Nuremberg :
Citation :
En 1938, bien qu'il savait
qu'il serait utilisé à des fins guerrières, Rockefeller a été en mesure
d'organiser pour IG Farben une expédition de 500 tonnes de plomb
tétraéthyle, dont avait besoin la Luftwaffe pour le carburant des
avions. Étonnamment, un an plus tard, avec la guerre sur le point
d’éclater, il leur a procuré pour jusqu'à 20 millions de dollars de
plomb tétraéthyle, ce qui a permis à Hitler de commencer la guerre
aussitôt, en attaquant la Pologne et la France.


Même jusqu’à une
période aussi tardive que 1942, il a fourni les nazis avec de l'huile
déroutées à travers la Suisse, et ravitaillé les sous-marins allemands
dans les îles de la Manche. Quand, il fut inculpé en vertu de la loi du
« commerce avec l'ennemi, » Rockefeller s’en est tiré avec un « simple
tape sur les doigts » (5.000 dollars d'amende)
quand le Président
Roosevelt mit brusquement fin à l'enquête sur l’injonction du Ministère
de la Guerre. (Le mauvais patriote Rockefeller avait menacé d’arrêter
de fournir aux États-Unis le pétrole capital en temps de guerre [1].)



IG Farben a continué
à construire le plus grand complexe industriel d’Europe à Auschwitz
pour fabriquer des produits chimiques et des explosifs pour l'effort de
guerre allemand. L'entreprise a été financée par la Deutsche Bank à
hauteur de près d'un milliard de reichsmarks.
Ce complexe, connu sous
le nom de IG Auschwitz, couvraient quelque 24 kilomètres carrés, en
incluant le camp de concentration duquel il tirait une énorme réserve
de travailleurs esclaves. Les directeurs de l’IG Farben ont contribué à
la transformation de cet énorme complexe plus grand camp
d'extermination de l'histoire humaine.


À plusieurs
reprises, quand l’ordre de bombarder le complexe était donné par les
Alliés, Rockefeller a usé de son influence par l’intermédiaire de John
J. McCloy, l’assistant du Ministre de la Guerre (un ancien conseiller
juridique de l’IG Farben), pour faire annuler les bombardements au
grand désespoir des commandants des forces alliées. En outre, pas une
bombe n’est tombée sur le siège social de l’IG Farben à Francfort en
Allemagne. Abasourdissant, à une époque où les villes industrielles
allemandes étaient couramment bombardées et pulvérisées, y compris
Francfort elle-même.


Au procès de
Nuremberg, 24 directeurs de l'IG Farben et d’autres industriels ont été
inculpés de génocide, d'esclavage, et d'autres crimes contre
l'humanité. Nombre de ces malfaiteurs sans scrupules ont plus tard joué
un rôle clef dans le rétablissement de plusieurs compagnies de l’IG
Farben en tant qu’énormes acteurs de l'industrie pharmaceutique et
chimique, non seulement en Allemagne mais aussi dans toute l'Europe et
aux États-Unis.
Et plusieurs de ces anciens Nazis serait au centre de
l'élaboration de l’association commerciale pan-européenne devenue
aujourd’hui l’Union Européenne.


Le Dr Fritz ter
Meer, directeur de l’IG Farben, qui était directement impliqué dans la
mise au point du gaz neurotoxique Zyklon-B, qui a tué des millions de
Juifs, fut condamné à sept ans de prison, mais était libéré après
quatre ans grâce à l'intervention de Rockefeller et John J. McCloy,
alors Haut Commissaire des États-Unis en Allemagne. Fritz ter Meer, un
non repenti coupable de génocide et de crimes contre l'humanité, revint
travailler chez Bayer, où il assuma la fonction de président pendant
plus de 10 ans, jusqu'à 1961.


Ce même ter Meer, un
criminel de guerre nazi reconnu coupable, devint l'un des initiateurs
de la Commission du Codex Alimentarius en 1962, un groupe nourri par
l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l'Organisation des Nations
Unies pour l’Alimentation et la Nourriture (FAO), et la récente
Organisation Mondiale du Commerce (OMC).


Le Codex
Alimentarius, soi-disant créé pour protéger la santé du consommateur et
garantir les pratiques loyales dans le commerce alimentaire, est en
réalité extrêmement hostile au monde des vitamine, compléments
alimentaires, et alimentation naturelle, et semble déterminé à le
détruire. Le Codex est contrôlée par la grande industrie
pharmaceutique, dont la seule raison d'être est de favoriser la maladie
pour vendre davantage de produits pharmaceutiques.


Karl Wurster, le
président de la compagnie Degesch de l’IG Farben, qui fabriqua le gaz
neurotoxique Zyklon-B, fut inculpé en tant que criminel de guerre, mais
fut en quelque sorte acquitté. Il servit ensuite pendant 13 ans de
directeur général chez BASF, jusqu'à 1974.


Hans Globke,
coauteur des lois raciales anti-juives de Nuremberg, fut responsable de
la rédaction des nouvelles lois du Grand Reich Nazi européen dans les
pays occupés. Après la guerre, Globke devint Ministre du gouvernement
du Chancelier Konrad Adenauer et servit de 1949 à 1963. Libre de toute
supervision parlementaire, il contrôlait les services secrets. Il fut
aussi directement impliqué avec le cartel du pétrole et de la drogue
dans la conspiration sur la façon de prendre le pouvoir sur les marchés
européens et les contrôler au sein de la nouvelle Communauté Économique
Européenne (CEE), ancêtre de l'actuelle Union Européenne (UE).


Walter Hallstein fut un éminent professeur de droit nazi qui déclara en 1939 : L’une
des plus importantes lois (dans la partie occupée des pays européens)
est la « loi sur la protection du sang et de l'honneur allemand. »

Cet avocat de loi nazie « sang et honneur » joua un rôle dans la
création de la structure de base de l'Union Européenne et devint le
premier chef de la Commission Européenne, un organe exécutif
adroitement conçu pour gouverner l'Europe en dehors de toute ingérence
de contrôle démocratique. Cette absence de démocratie est assez
évidente à Bruxelles, en particulier aujourd'hui. En 1957, le
Chancelier Adenauer et Hallstein signèrent le premier traité européen à
Rome.



[Beaucoup
d’informations présentées ici sur l’IG Farben viennent du Dr Matthias
Rath, un militant infatigable pour la liberté de santé et fléau de la
grande industrie pharmaceutique. Le Dr Rath, dans le cadre de la Freedom of Information Act,
a réussi à obtenir du Tribunal des Crimes de Guerre des dizaines de
milliers de documents de l’IG Farben gardés secrets pendant six
décennies, et il les a affiché sur son site Internet. Voir www.profit-sur-life.org et www4.dr-rath-foundation.org.
Ces sites sont incroyables. Vous y passeriez des heures ! Regardez les
articles sur le Codex Alimentarius, l'industrie pharmaceutique, et la
série de lettres ouvertes du Dr Rath au New York Times.]

source
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   12/8/2009, 03:41

Rockefeller... intéressant non ?

Le fiston, qui répond au doux prénom de David, a dernièrement participé à une réunion entre richissimes au mois de Mai de cette année.
Selon cet article du site Solidarité et Progrès, seul le journal Sunday Times aurait révélé le thème central du débat : la surpopulation.
Citation :

Billionaire club in bid to curb overpopulation
America's richest people meet to discuss ways of tackling a 'disastrous' environmental, social and industrial threat

Voici la copie du billet transmis par Solidarité&Progrès :

Citation :
Qui veut réduire la population mondiale ?
26 mai 2009 - 14:26

26 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) – Sous le titre « Le Club des milliardaires tente de juguler la croissance démographique », le Sunday Times du 24 mai a révélé la tenue d’une réunion secrète qui en dit long sur la volonté politique de l’oligarchie financière.

La rencontre, qui s’est tenue à New York le 5 mai dernier, a été organisée à l’initiative de Bill Gates, fondateur du monopole Microsoft, grand promoteur des simulateurs de meurtres sur ordinateur et parrain de Facebook, de Warren Buffet, spéculateur milliardaire et financier de la Fondation Gates, et de David Rockefeller. Au-delà de ces trois là, la petite sauterie a réuni
Michael Bloomberg, maire de New York et fondateur de l’agence d’information financière du même nom ; George Soros, spéculateur et parrain du lobby de la drogue ; Peter Peterson, fondateur du groupe financier Blackstone et grand avocat de l’austérité budgétaire ; Julian Robertson, patron du fond Tiger Management ; John Morgridge, ancien pdg de Cisco Systems ; Eli Broad, spéculateur immobilier ; David Rockefeller Jr, fils du premier ; Ted Turner, fondateur de CNN ; et Oprah Winfrey, animatrice phare de la télé américaine.


La réunion a débuté par une présentation de chacun des participants sur la cause qu’il défend, mais très vite, nous apprend le Times, la discussion s’est transformée, sous l’impulsion de Bill Gates, en un consensus sur la « surpopulation », comme la cause supérieure qui englobe les autres.
Un autre participant a confié qu’ils étaient aussi parvenus à un consensus pour mettre en place une stratégie « dans laquelle la croissance démographique serait attaquée comme menace écologique, sociale et industrielle ». Les participants ont souligné leur « besoin d’être indépendant des agences gouvernementales qui se révèlent incapables d’affronter le désastre que tous nous voyons venir ». De prochaines réunions sont d’ores et déjà prévues pour organiser la mise en œuvre de cette stratégie.

L’existence de cette réunion a d’abord été révélée le 20 mai par irishcentral.com puis par ABC News, le New York Times et le New York Post, mais aucun des ces médias n’avait rapporté cette volonté de soumettre la population humaine dans un plan d’action aux conséquences meurtrières.

Il est notable que toutes ces personnes soient de grands philanthropes, en particulier dans le domaine de la conservation
de la nature, mais aussi pour les programmes humanitaires, où la charité privée et l’aide au développement a supplanté les grands projets d’infrastructures et les transferts technologiques, qui sont le seul chemin des peuples et des nations vers l’indépendance économique et la souveraineté politique.
Les paragraphes traduits semblent exprimer la peur (de la part des gros bills) d'un peuple dont la démographie serait en expansion, une "menace" à attaquer... par contre, je ne vois pas où il est question d'actions meurtrières pour réduire la population. (?)
Il faudrait sans doute traduire en entier l'article anglais mais qu'est-ce qui prouve qu'ils ne racontent pas des gogoteries ?

Cependant, la crainte de la surpopulation est une rumeur qui continue de courir et de se propager, comme si les ressources naturelles de la Terre, équitablement réparties, ne pouvaient suffire à nourrir tout le monde.
Pour rappel, c'est cela même qui a permis le développement des engrais azotés (servant également de poison pour la population, la nature, et d'explosifs pour la guerre) dans ces firmes allemandes qui maintenant convertissent en pôles de recherches biotechnologiques en Europe et aux USA, je re-cite :
Citation :
Nombre de ces malfaiteurs sans scrupules ont plus tard joué un rôle clef dans le rétablissement de plusieurs compagnies de l’IG Farben en tant qu’énormes acteurs de l'industrie pharmaceutique et chimique, non seulement en Allemagne mais aussi dans toute l'Europe et aux États-Unis.

Cette prétendue "menace" fonctionne bien car presque tout le monde y croit. Sans se rendre compte que derrière ce faux discours se cache quelque chose d'horrible : la volonté de continuer de conserver les ressources pour une partie de la population tandis que l'autre n'a qu'à se gratter (ou mourir) ; j'envoie un petit clin d'oeil au passage à tous les soi disant intellectuels "spirituels" qui bavent devant des écritures telles que celles qu'on trouve sur Le Livre d'Uranthia et autres courants élitistes de la même veine.
spiritlove
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MessageSujet: Re: Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?   Aujourd'hui à 12:22

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Satanos & Vienif : des noces sulfureuses ?
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